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10/01/2007

Quels seront les métiers de demain ?

Greenwater Quels seront les métiers de demain ?


Avec les départs à la retraite et les transformations inhérentes à certains métiers, les besoins en main-d'oeuvre vont s'accroître de façon très importante. Mais pas partout.

15 métiers concentrent à eux seuls 50 % des postes à pourvoir d'ici huit ans. En tête : les assistantes maternelles et aides à domicile (411 000), les agents de service et d'entretien (364 000), les enseignants (360 000), les cadres administratifs et dirigeants (304 000), les aides soignants (250 000), les conducteurs de véhicules : routiers, livreurs… (239 000). Suivis par les employés administratifs de la fonction publique, les ouvriers qualifiés des industries de process, les informaticiens, les infirmiers et sage femmes, les cadres commerciaux, les ouvriers qualifiés de la manutention, les employés de maison, les représentants.
En résumé, les métiers les plus porteurs se concentrent dans le tertiaire, dans les services d'aides à la personne avec des emplois peu qualifiés, dans l'enseignement, l'informatique, le bâtiment et une partie de l'industrie.

Les flops.
Les métiers en déclin sont les ouvriers qualifiés du textile et du cuir, les secrétaires de direction, les techniciens et cadres agricoles, les marins pêcheurs, les ouvriers non qualifiés de l'électricité et de l'électronique. Mais comme le rappellent Benoît Bouyx, directeur général adjoint de l'Onisep, et Frédéric Frémeaux, directeur de la rédaction du magazine Alternatives Economiques, tous deux co-auteurs du guide "Les métiers de demain", "ce n'est pas parce que les postes à pourvoir dans tel ou tel métier sont peu nombreux qu'il faut abandonner tout espoir d'y accéder."

Peu de métiers nouveaux.
Les métiers qui tendraient à recruter le plus sont finalement déjà connus aujourd'hui. "Les métiers changent moins que l'on ne le dit et pense, précise Benoît Bouyx. En fait, ils se recomposent, ils évoluent de l'intérieur. Ils sont impactés par les nouvelles technologies, par l'évolution de l'organisation du travail des entreprises, etc." Pas de nouveaux métiers en perspective ? "Ils sont plutôt rares et positionnés sur des niches. Ce sont des métiers qui nécessitent une double compétence. Par exemple, la biologie et l'informatique donnent naissance à des bio-informaticiens."

Toujours plus qualifiés. Il est à noter que les métiers les plus porteurs auront tendance à faire appel à des qualifications de plus en plus élevées. "Certaines professions que l'on pensait accessibles jusque-là avec un niveau bac sont désormais de plus en plus occupés par des bac + 2, par exemple dans la réparation automobile ou les métiers d'employés administratifs" souligne l'économiste Christine Afriat. Il en est de même dans le secteur commercial qui n'hésitait pas autrefois à recruter des autodidactes mais qui aujourd'hui préfère - au minimum - les bac + 2.

Publié le 09/01/2007


Info disponible sur : http://emploi.france5.fr/tendances/secteur-porteur/27167149-fr.php

A bientôt.
15.

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Voici les sites qui parlent de Quels seront les métiers de demain ?:

Commentaires

Double compétence, ah ah ah, oui ben elle n'ouvre pourtant pas tant de portes que ca !!! La France est très en retard sur l'emploi des double compétences (je me réfère à la vulgarisation scientifique très développée au Canada et sur des personnes que j'ai rencontré qui avaient justement une double compétence bio-informatique et pourtant trouvaient beaucoup de portes fermées...). La double compétence payera surement tôt ou tard, mais quand on sort de longues années d'études, on préfèrerait que ce soit tôt !!! :(

Quant aux futurs métiers porteurs, à part les domaines du bâtiment et de la restauration, je ne crois pas que tous ceux cités verront un taux exceptionnel d'embauche : entre les départs en retraite non remplacés et le trop grand nombre de personnes formées par rapport à l'offre, la situation sera la même qu'actuellement selon moi ! Par exemple, les enseignants sont cités comme porteurs, seulement ma soeur, dans ses études de maths pour devenir professeur de mathématiques, sait d'avance que le nombre d'entrées à l'IUFM réduit comme une peau de chagrin d'année en année...

Vincent, tu penses quoi réellement de ces chiffres ?

Bonjour Marie,
Effectivement, tu as raison, la double-compétence n'a pas encore la côte en France. Il est vrai, qu'il y a souvent un léger retard ... Je pense que le monde du travail va vers une attente de polyvalence des postes, pour un salaire fixé par des grilles professionnelles ne prenant pas en compte la double compétence. En fait, certaines entreprises veulent un mouton à 5 pattes, très polyvalent, pouvant être rémunéré au SMIC. Loin de moi l'idée de vouloir ré-engager les polémiques politico-économiques : les tenants et les aboutissants sont excessivement complexes.

Pour les métiers porteurs, je pense que le Papy-Boom va permettre des embauches.
J'espère simplement que 2 erreurs soient évités :
1- J'espère que les besoins seront anticipés avant les "pénuries" de personnels. Exemple : Il y a quelques années, l'Hexagone a manqué de personnel soignant, les postes vacants ont été ouverts à des infirmiers de l'Union Européenne et parallèlement, les effectifs des IFSI ont été augmentés. Résultat : après leurs 3 ans de formation, les infirmiers formés en France ont pu trouvé un emploi et les infirmiers européens ont été "raccompagnés". Je ne me permettrais pas de jugement, ce sont simplement des faits.
2- J'espère que les savoirs détenus par les Papy-Boomers ne partent pas avec eux. En fait, certaines entreprises utilisent déjà le Knoledge Management et le Record Management, qui consiste à manager par les savoirs et les enregistrer. Exemple : en Italie, une loi a permis de "laisser partir" des "anciens" avant leur retraite réelle. Le secteur industriel s'en est retrouvé sinistré, dans la mesure où les "anciens" sont partis avec leurs connaissances. Il a fallu presque 2 ans pour que les nouveaux embauchés puissent retrouver une compétitivité à la hauteur de leur secteur d'activités.

Je pense également que les secteurs du bâtiment, de l'industrie, du transport et de la restauration, malgré leurs grands besoins de main d'oeuvre, ne vont pas retrouver les effectifs attendus. En effet, il semble que ces secteurs n'attirent pas autant de salariés qu'il y a de places disponibles. Ici aussi, loin de moi l'idée de vouloir ré-engager les polémiques politico-économiques : les tenants et les aboutissants sont excessivement complexes.

A bientôt.
15.

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