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« septembre 2007 | Accueil | novembre 2007 »

31/10/2007

Pensée du Mercredi (31/10/07)

Blue_think "Méfie-toi de tes rêves, ils peuvent se réaliser."

Elia Kazan

A bientôt

15.

25/10/2007

Fusion ANPE / UNEDIC : Résumé de l’Acte I

Cat_03
Reprenons les différentes étapes :



Mars 2007 : Prologue à l’Acte I :

Décret n° 2007-445 du 27 mars 2007, relatif à l'Agence nationale pour l'emploi et modifiant le code du travail (deuxième partie : Décrets en Conseil d'Etat)
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCF0710843D

Je vous soumets mes craintes à l’époque :
- L'article 2 impose des représentants des collectivités locales au sein des Directions Régionales ...
- L'article 5 donne plus de pouvoirs au Directeur Général ... (ordonnateur principal ??? )
- L'article 6 donne autorité du Directeur Général sur les Directeurs Délégués ...
- L'article 9 annonce une tendance à une délocalisation (ou décentralisation ?)...
- L'article 12 suggère un pas vers une privatisation ...
- Les articles 16 et 19 propose de sous-traiter certaines actions ...

En clair, je crois que nous allons vers une privatisation de ce secteur du service public.
Chaque Région deviendrait autonome avec un mode de gestion propre, pouvant être différent d'une Région à l'autre.
Les pouvoirs et les modes de contrôles seront laissés au Directeur Général.
Les possibilités de financement pourront venir de financeurs privés, ayant un droit de regard sur l'utilisation des budgets. Les prestations pourront être sous-traitées avec la contrainte de réussite, puisqu'il s'agit de droit privé.
En d'autres termes, le décret suggère un net recul de l'égalité des demandeurs d'emploi.



Une fois n’est pas coutume, j’ai repris l’intégralité des articles que j’ai trouvé sur ce sujet.
J’espère que les auteurs m’en excuseront mais je ne pouvais pas les résumer.


Octobre 2007 : Acte I (Côté Scène)
Article tiré de :
http://www.territorial.fr/uploads/Newsletters/newsletter-ESJ_104_1192812498.html

« Christine Lagarde a présenté, le 2 octobre, devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, les modalités de la fusion de l'ANPE et de l'Unedic. La fusion de l'Agence nationale pour l'emploi et de l'assurance chômage répond à l'objectif de ramener le taux de chômage à 5 % avant la fin du quinquennat et d'améliorer le service rendu aux demandeurs d'emploi et aux employeurs.

L'objectif est de moderniser le service public de l'emploi en fusionnant l'Unedic et de l'ANPE.
La mission du nouvel organisme sera d'assurer l'accueil, l'inscription, l'indemnisation et l'accompagnement des chômeurs. Chacun d'eux aura un interlocuteur unique et, à terme, les agents s'occuperaient en moyenne de 30 demandeurs d'emploi contre 60 actuellement.
Mme Lagarde déclare à ce sujet : « Il est nécessaire d'instaurer pour les demandeurs d'emploi et les entreprises un point d'accueil unique, apte à assurer orientation, placement et indemnisation. En fusionnant l'ANPE et l'UNEDIC nous voulons substituer la proximité des agents à la complexité des structures. Nous voulons gagner en efficacité et réduire les formalités.
Une plate-forme unique, cela signifie, sur le terrain, plus de moyens pour nos agents et plus de services pour les chômeurs ».
Le fonctionnement du service public de l'emploi serait réorganisé, avec l'ensemble des partenaires sociaux, autour de deux structures distinctes : l'Unedic, gérée par les partenaires sociaux, continuerait à administrer en totale indépendance le régime d'assurance chômage et fixerait les modalités d'indemnisation ; le nouvel organisme rassemblerait le réseau des Assedic et celui de l'ANPE.
L'ensemble serait chapeauté par un conseil d'orientation, présidé par le ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, et qui réunirait partenaires sociaux, responsables du nouvel organisme et représentants des collectivités locales, notamment des régions. En associant mieux les partenaires sociaux à la politique de l'emploi, le conseil pourrait remplacer, à terme, le Comité supérieur de l'emploi.
Concernant la question des statuts des personnels : la ministre a déclaré que les agents de l'ANPE et les salariés de l'Unedic garderaient chacun le leur. Mais un statut commun serait créé pour les nouveaux recrutements vers lequel les agents déjà présents pourraient choisir d'aller.
Mme Lagarde a précisé que les réseaux spécialisés auront un rôle dans cette nouvelle architecture. Elle cite l'APEC (Agence pour l'emploi des cadres), les missions locales ou les maisons de l'emploi. Cependant, elle annonce la suspension du déploiement de nouvelles entités, et notamment des Maisons de l'Emploi.
Ces maisons avaient été lancées par le plan de cohésion sociale en janvier 2005 pour regrouper en un même lieu les partenaires agissant sur l'emploi au niveau local: collectivité territoriale, ANPE, Assedic, et si possible les missions locales, les organismes de formation et les chambres consulaires
Le calendrier de ces modifications serait le suivant : dépôt d'un projet de loi en décembre pour une adoption définitive en 2008.
Ces modifications devraient simplifier les démarches des chômeurs mais également celles des collectivités en auto-assurance qui ont, quelquefois du mal à trouver le bon interlocuteur ! »


Octobre 2007 : Acte I (Côté Coulisse)
Article tiré de :
http://fr.news.yahoo.com/afp/20071016/tfr-immigration-social-emploi-chomage-go-b7b6525_1.html

AFP - Mardi 16 octobre, 19h44
« PARIS (AFP) - Les agents ANPE et Assedic ont reçu comme consigne de transmettre "systématiquement" aux préfectures copie des titres de séjour et de travail des demandeurs d'emploi étrangers pour vérification depuis le 1er octobre, selon des documents rendus publics mardi par des syndicats.

La photocopie des titres de séjour et de travail doit être réalisée lorsque la personne se présente au guichet pour s'inscrire, expliquent le directeur général de l'ANPE, Christian Charpy et celui de l'Unedic, Jean-Luc Bérard, dans un courrier du 28 septembre envoyé à leurs directeurs régionaux, rendu public par Sud, FO et CGT en marge d'une conférence de presse mardi à Paris.
"Dans un premier temps, et en attente de la mise en place d'une procédure de traitement électronique, une photocopie du titre est systématiquement réalisée par l'Assedic dans le cadre de l'IDE (inscription du demandeur d'emploi, ndlr). Les photocopies sont transmises chaque jour par envoi recommandé avec accusé de réception aux Préfectures de département (Préfecture de police pour Paris)", précisent-ils.
Ces consignes, "applicables à compter du 1er octobre", font suite à un décret du 11 mai 2007, pris en application de la loi Sarkozy sur l'immigration et l'intégration du 24 juillet 2006.
Il est par ailleurs demandé à l'Assedic, pour tout travailleur étranger, de "différer le traitement de la demande d'allocation" chômage (le versement de l'indemnité, ndlr) dans l'attente d'une réponse de la préfecture.
"Si la préfecture informe l'Assedic de la non validité du titre de séjour dans un délai de 48 heures (...), l'inscription est annulée informatiquement", précise l'instruction donnée aux agents.
Le syndicat Force Ouvrière de l'ANPE a indiqué mardi avoir saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), s'insurgeant de cette "nouvelle mission d'auxiliaire de police" confiée aux agents ANPE.
"Pour établir une relation de confiance, vous en conviendrez, il y a mieux", proteste FO-ANPE, qui craint avec la fusion ANPE-Assedic, que "le contrôle prenne le pas sur le conseil".
Pour Sud-ANPE, "le gouvernement enjoint l'ANPE et les Assedic à la délation", selon un communiqué dénonçant une "chasse à l'étranger".
"Le pire, a précisé lors de la conférence de presse, Denis Lalys de la CGT Unedic, c'est qu'on nous a demandé de rien dire aux demandeurs au motif que nul n'est censé ignorer la loi".
L'Unaf-CGT a par ailleurs déposé une requête en annulation devant le Conseil d'Etat attaquant un autre décret, du 31 mai 2007, mettant les inspecteurs du travail à disposition du ministère de l'Immigration.
"Les employeurs de travailleurs sans-papier ont en revanche moins de souci à se faire", a estimé Régis Dauxois, secrétaire général de FO-ANPE, car ils peuvent transmettre aux Préfectures, quand ils ont des doutes, les titres de séjour de leurs salariés étrangers pour dégager leur responsabilité pénale vis-à-vis d'un éventuel contrôle.
Si la préfecture n'indique pas dans les 48 heures que le titre de séjour n'est pas valable, l'employeur ne peut être poursuivi. Mais le nombre de dossiers risque de rendre difficile toute réaction rapide. »


Il semblerait que d’autres actes seraient à suivre avec un entracte déterminant en Juin – Juillet 2008.




Avis à tous :
Mon propos n’est pas de justifier telle ou telle pratique. Il est simplement de considérer et comprendre les paramètres psychosociologiques en action.
Il me semble important de bien connaître les règles du jeu avant de se lancer dans la partie.

Apprenons à nous connaître et à connaître le monde qui nous entoure …
Gardons en mémoire que, même si notre libre-arbitre est socialement limité, il existe néanmoins …


A bon entendeur

A bientôt.
15.

24/10/2007

Pensée du Mercredi (24/10/07)

Visage_02
« Les lois ne font plus les hommes Mais quelques hommes font la loi. »

Daniel Balavoine,
La vie ne m'apprend rien.


A bientôt.
15.

17/10/2007

Pensée du Mercredi (17/10/07)

Gupards_4 « Ce n'est pas un pêché que d'être heureux »
Le pèlerin de Compostelle
Paulo Coelho



A bientôt.
15.

16/10/2007

Comment échouer dans sa recherche d’emploi en 5 étapes …

Blue_eyesdog
Juste une notice explicative ...



1- Faire une seule démarche à la fois
- Ne mettons jamais tous nos espoirs dans une seule offre ou dans une seule personne.
- Prenons le temps de nous fixer des objectifs intermédiaires : formations de courtes durées, prospection ciblée sur quelques jours …
- Entourons-nous de conseillers expérimentés : Un conseil présente l’avantage de pouvoir être suivi ou non, en fonction de sa pertinence, du secteur visé et de notre personnalité.
- Restons souples et réactifs : Evitons d’avoir trop d’activités régulières qui bloqueraient notre disponibilité à l’emploi.


2- Utiliser toujours les mêmes techniques de recherche sans se remettre en question

- N’hésitons pas à demander conseil : Nous ne disposons pas forcément de toutes les informations utiles.
- Multiplions les techniques de recherche d’offres : sites de recherche d’emploi, journaux spécialisés, intérim, prospection ciblée, réseau … Il n’existe pas UNE seule technique infaillible de recherche d’emploi … ça se saurait sinon !
- Organisons notre semaine en fonction des différentes techniques de recherche d’emploi : il est inutile de visiter les sites de recherche d’emploi tous les jours (3 fois par semaine, c’est suffisant), il est inutile de visiter les agences intérimaires tous les jours ( le lundi et le vendredi, ça peut suffire) …
- A chaque réponse négative reçues, n’hésitons pas à rappeler l’entreprise pour avoir des explications qui nous permettrons d’affiner les prochaines recherches. N’hésitons pas non plus à garder les coordonnées de l’interlocuteur pour le relancer dans quelques mois.


3- Se décourager

- Ne restons pas trop longtemps seul : Le sentiment de solitude est préjudiciable à la recherche d’emploi.
- Restons ouvert aux nouveautés : Il est important de rester original sans être marginal.
- N’hésitons pas à sortir, faire des connaissances pour accroître notre réseau : Une grande part des offres d’emploi se véhiculent par le bouche-à-oreille.
- Tenons à jour nos recherches d’emploi : La recherche d’emploi demande autant de méthodologie que d’organisation.


4- Sur évaluer ses compétences

- Révisons nos exigences : tant en terme de prétention salariale que d’attente en conditions de travail … Il y a souvent un décalage entre les attentes des candidats et les besoins des entreprises …
- Ne négligeons pas les missions qui nous paraissent parfois légèrement en dessous de ce que nous pensons valoir : Certaines missions nous permettent parfois de « rentrer par la petite porte » et progresser ensuite. Attention, toutefois, il n’est pas non plus question de « brader » notre expériences et / ou nos diplômes.
- Gardons en mémoire que d’autres candidats postulent en même temps que nous : Rien n’acquit …
- Ne trichons pas sur notre CV … Ne mentons pas en entretien …


5- Manquer de persévérance et abandonner à la première difficulté

- Gardons en mémoire notre objectif de retour à l’emploi, surtout lorsque les démarches n’aboutissent pas.
- N’oublions pas que certaines activités professionnelles sont dépendantes de la saisonnalité : Il est important de connaître « le rythme biologique » des entreprises que nous sollicitons.
- Motivons-nous à poursuivre un effort dont la durée est incertaine.
- N’arrêtons pas toutes les recherches à chaque réponse envoyée : Le monde continue e tourner et une réponse peut prendre du temps à arriver, voire ne jamais arriver du tout.



Rappels :
La motivation
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/10/motivation_au_t.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/10/motivation_au_t_1.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/11/motivation_au_t.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/05/astuces_pour_mo.html

La communication
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/01/la_communicatio.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/01/la_communicatio_1.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/01/la_communicatio_2.html

Les techniques des sioux
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/techniques_de_sioux/index.html

Trucs et Astuces
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/05/dossier_techniq.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/03/le_recrutement.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/09/logiciels_de_ca.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/09/nouveaux_modes_.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/05/modalits_de_rec.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/05/bonjour_tous_ar.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/05/extrait_de_http.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/05/bonjour_tous_ja.html

Le CV et la Lettre de Motivation
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/le_cv/index.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/la_lettre_de_motivation/index.html


Avis à tous :
Mon propos n’est pas de justifier telle ou telle pratique. Il est simplement de considérer et comprendre les paramètres psychosociologiques en action, pour pouvoir les contourner.
Il me semble important de bien connaître les règles du jeu avant de se lancer dans la partie.
Nous pouvons changer certains aspects de l’image que l’on donne, mais nous ne devons pas tout abandonner au détriment de nous-même.
Apprenons à nous connaître et à connaître le monde qui nous entoure …
Gardons en mémoire que, même si notre libre-arbitre est socialement limité, il existe néanmoins …


A bon entendeur

A bientôt.
15.

10/10/2007

Pensée du Mercredi (10/10/07)

Chaplin « La connaissance de l'Homme est à la base de tout succès. »
Charles Spencer Chaplin Jr.



A bientôt.
15.

03/10/2007

Effet Milgram et Insertion professionnelle

Blue_eyesdog 
Revenons sur la genèse de l’effet Milgram (du nom du psychologue américain qui l’a mis en évidence), mettant en avant les principes de soumission à l’autorité :

- Approche en psychosociologie
:

L’obéissance : (Ou la soumission à l’autorité) : Milgram (à partir de 1963)

On parle d’obéissance lorsqu’un individu modifie son comportement afin de se soumettre à une autorité qu’il pense légitime. Par opposition à la conformité qui est la modification de son comportement par action implicite de la majorité.

Pourquoi les individus obéissent-ils aux ordres émanant d’un autre individu doté d’une autorité ?

Protocole
: Pour son expérience, Milgram a tenté de déterminer dans quelles mesures des individus infligeraient des chocs électriques douloureux à un autre individu pour tester les effets d’une punition sur l’apprentissage.
Dans cadre de l’université de Yale, les chercheurs ont diffusé un recrutement par petites annonces pour une expérience scientifique qui tente de tester les effets d’un choc électrique sur la mémoire (les effets d’une punition sur l’apprentissage). L’expérimentateur, en blouse blanche, accompagné de compères, propose au sujet naïf un tirage au sort (truqué), pour que celui-ci se trouve en situation de « professeur ». Le compère doit apprendre une liste de couple de mots de type : par exemple :
Ciel                  
à        Bleu
Canard            à        Jaune
Fauteuil            à        Vieux

L’élève compère est assis sur une chaise avec des électrodes et des fils électriques visibles reliés au tableau de commande du « professeur » ( sujet naïf ). Sur le tableau de commande, il y a 30 boutons qui vont de 15 V en 15 V, de chocs légers à chocs dangereux et chocs mortels. A chaque erreur de l’élève, le professeur doit infliger un choc puis augmenter. L’élève se trompe régulièrement afin de pousser le sujet naïf à augmenter les chocs.

Expérience
: Plus les chocs augmentent, plus les plaintes du compère augmentent (il y a donc un feed-back : le sujet reçoit des informations de ce qu’il fait), au-delà de 300 V, le compère se tait. Au bout d’un certain voltage, certains sujets hésitent : l’expérimentateur intervient : « Continuez, vous devez continuer », « Veuillez continuer s'il vous plaît », « L'expérience exige que vous continuiez », « Il est absolument indispensable que vous continuiez », « Vous n'avez pas le choix, vous devez continuer »…
Mais le sujet a toujours la possibilité d’arrêter.


Ö Les psychologues, les psychiatres, les étudiants avaient prédit que les sujets n’accepteraient jamais de faire du mal à quelqu’un d’autre gratuitement, car l’Homme est maître de sa propre conduite.

Résultats :
Jusqu’à quel point un individu peut pousser la docilité dans une situation concrète et mesurable, dans laquelle il doit infliger un châtiment de plus en plus sévère à une victime qui proteste énergiquement ? Quand va-t-il refuser d’obéir ?

Conditions expérimentales

Pourcentage des sujets
allant jusqu’à 450V

Condition d’éloignement :
Le sujet n’entend pas les plaintes, il n’y a pas de feed-back.

65 %

Condition de rétroaction de la voix :
Le sujet entend les plaintes, il y a un feed-back.

63 %

Condition de proximité :
Le sujet voit le compère et entend les plaintes

40 %

Condition de proximité tactile :
Le sujet doit toucher le compère quand l’électrode est tombée.

30 %

Les sources du pouvoir de l’autorité :
Il semblerait que plus le sujet s’approche, plus la désobéissance diminue : comme s’il prenait conscience de la réalité de l’expérience.

Variations expérimentales

Résultats

Au téléphone.

21 % des sujets poussent jusqu’à 450 V

Prestige de l’institution :
Entre un vieil immeuble et un bâtiment de grand standing.

48 % des sujets poussent jusqu’à 450 V
quand il s’agit d’un bâtiment de grand standing.

Autorité immorale et arbitraire :
Avec forte insistance de poursuivre l’expérience.

40 % des sujets poussent jusqu’à 450 V

Diminution de l’autorité.

Quand l’autorité diminue,
L’obéissance diminue aussi.

Contrariété de l’autorité :
Dispute entre compères en blouse blanche.

Quand l’autorité est contrariée,
L’obéissance diminue aussi.

Inversion des rôles :
L’expérimentateur prend la place du compère.

L’obéissance diminue,
Sauf quand un autre expérimentateur en blouse blanche donne les ordres.

Isolement total du sujet.

90 % des sujets poussent jusqu’à 450 V

Changement de pays.

Des résultats identiques ont été obtenus dans différents pays.

Profession des sujets :
Cas d’infirmières aux ordres de médecins inconnus.

Des résultats identiques ont été obtenus, que pour des sujets professionnellement tout-venant.



Ö Le comportement d’obéissance ne peut pas être appréhendé ici en terme de psychologie individuelle de type sadisme ou agressivité, car dans les groupes/contrôles, lorsqu’il y avait la possibilité de choix du voltage : les chocs électriques n’augmentaient jamais beaucoup. De plus, lors de l’expérience, le sujet avait pleine connaissance :
- D’avoir été mal à l’aise lors de l’expérience.
- D’avoir ressenti la souffrance de l’élève compère.
- De ne plus avoir voulu regarder l’élève compère.
- D’avoir pensé que l’élève compère ne bougeait plus : car il était mort.
- D’avoir attribué à l’élève compère une responsabilité certaine de ce qui lui arrivait, et donc de s’être accordé une responsabilité moindre.

En fait, l’individu a appris, depuis la naissance, à obéir, se soumettre, comme pour répondre à une norme. L’obéissance est même valorisée voire récompensée par la société, elle sera d’autant meilleure lorsque l’autorité sera claire, définie et identifiable.

Il se dégage deux états psychologiques qui conduisent à l’obéissance :
- L’état d’autonomie : l’individu s’estime responsable de ses actes, avec sa conscience comme guide.
- L’état agentique : l’individu s’estime comme faisant partie d’une structure hiérarchique, l’autorité (en tant que hiérarchiquement supérieure à lui) est responsable des actes de l’individu. L’intégration dans une hiérarchie forte et structurée amène à une perte de l’état d’autonomie.

Souvent, l’individu, tiraillé entre ces 2 états, surestime les facteurs internes (son autonomie) et sous-estime les facteurs externes (les influences, l’autorité…)

L'interprétation de Milgram
L'obéissance, dans certaines circonstances, dépend très peu de la personnalité du sujet. Certains de nos comportements sont déterminés par la situation dans laquelle on est placé, notamment la situation sociale. La reconnaissance de l'autorité et la déresponsabilisation de la cible de l'autorité sont deux facteurs psychologiques essentiels dans l'apparition de l'obéissance.
Le problème de l'obéissance n'est donc pas entièrement psychologique. La forme et le profil de la société ainsi que son stade de développement sont des facteurs dont il convient de tenir compte. Au-delà d'un certain point, l'émiettement de la société en individus exécutant des tâches limitées et très spécialisées supprime la qualité humaine du travail.

Les expériences de Stanley Milgram montrent :
- que des gens ordinaires peuvent facilement se transformer en bourreaux du fait qu'ils se soumettent à ce qu'ils considèrent être une autorité, et qu'ils abandonnent à cette occasion leur propre conscience ;
- que chacun peut être inconsciemment et simultanément victime et bourreau de la manipulation ;
- que la solidarité est le meilleur rempart aux excès d'autorité.


- Approche en cinématographie
:
Pour les cinéphiles, je vous conseille de voir ou de revoir :
- « I comme Icare », Henri Verneuil (1979)
Synopsis : L'assassinat du président (qui est la transposition du meurtre de JFK) d'un état imaginaire. Le procureur Henry Volney (Y. Montand) refuse les conclusions de l'enquête. Il va découvrir la face obscure de cette histoire révélant un complot de la CIA. Il découvrira progressivement qu'il s'agit d'un programme de déstabilisation " I comme Icare" qui vient d'entrer en action. Lors de son enquête Henry Volney va suspecter un personnage qui a passé un test dans un laboratoire. Il va rencontrer le professeur qui lui a fait passer ce test afin de le questionner sur son suspect. Il arrive au laboratoire au moment où se professeur commence une expérience sur "l'apprentissage de la mémoire par la douleur". Cette expérience est directement basée sur les expériences de Milgram.
Ce film a le mérite d'offrir une illustration assez fidèle. Les résultats de l'expérience divulgués sont authentiques; en tout cas pour une partie des expériences menées par Milgram, puisqu'il les a réitérées de nombreuses manières en changeant certains paramètres.
Ce film illustre certains mécanismes ayant trait au complot et montre comment on peut transformer une personne ordinaire en tueuse, indépendamment de ses propres valeurs.

- « 12 hommes en colère », Sidney Lumet (1957)
Synopsis : Un jeune homme, d'origine modeste, est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury, composé de douze personnes, est chargé d'énoncer ou non sa culpabilité lors de ses délibérations. Procédant immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l'unanimité. Tout semble l'accuser, et pratiquement tous les jurés s'accordent à dire que le jeune homme est coupable. Pourtant, l'un d'entre eux, le juré (Peter Fonda) qui a voté non-coupable n'est pas convaincu par ce qu'il a vu ou entendu pendant le procès. Sommé de se justifier, il explique qu'il a un doute et que la vie d'un homme mérite quelques heures de discussion, il va essayer de l'expliquer aux autres jurés... et tentera de les convaincre un par un.


- Approche en insertion professionnelle :

Lorsque nous reprenons les différents états décrits par Milgram, nous nous apercevons que tous les intervenants de l’Insertion professionnelle (demandeurs d’emploi, recruteurs et conseillers) sommes pris par la soumission à l’autorité :

Pour le recruteur :
L’état d’autonomie peut se réduire à la responsabilité de choisir un candidat plus qu’un autre.

L’état agentique fait que les raisons budgétaires, le profil des clients, le secteur d’activité et le type de produit, l’équipe déjà présente … vont considérablement conditionner le choix. Ici, l’autorité ne se manifeste pas sous forme d’une entité spécifique mais sous forme de pression sociale sous-jacente.

Pour le candidat en recherche d’emploi :
L’état d’autonomie se réduit à la responsabilité de choisir une entreprise ou une offre d’emploi plus qu’une autre, ou à n’en choisir aucune.

L’état agentique fait que, se considérant comme un individu pris dans les mécanismes de recrutement et de recherche d’emploi sur lesquels il n’a pas de contrôle, l’individu va, souvent, se comporter de façon soumise face au recruteur ou au monde du travail.

Pour le conseiller :
L’état d’autonomie se réduit à la responsabilité de choisir une technique de recherches d’emploi ou de prospection d’entreprises plus qu’une autre.

L’état agentique fait que l’individu s’estime comme faisant partie d’une structure où l’autorité (financeurs, institutionnels, hiérarchies …) est responsable de ses actes.



Avis aux non conseillers :
Lorsque nous sommes à la recherche d’un emploi :
Ne pensons pas que nous n’avons aucune chance : nos comportements vont traduire cette pensée et cela ne nous laissera effectivement aucune chance.
Ne pensons pas que nous sommes en position d’infériorité face à un recruteur : nous sommes là pour offrir des compétences et non pour passer devant un peloton.
Ne pensons pas que nous ne pouvons rien faire face à une décision qui nous paraît injuste : chaque décision peut et doit être justifiée par des faits objectivement observables.
Ne pensons pas qu’un conseiller a tout pouvoir : ne laissons pas un conseiller décider quel emploi est le meilleur pour nous.
Ne pensons pas qu’une institution a tout pouvoir : les droits et les devoirs sont à respecter de part et d’autre.
Ne pensons pas que nous sommes sans pouvoir : il est toujours possible de ne pas se soumettre à une autorité arbitraire.
Ne pensons pas que nous sommes les victimes d’un système : ça ne ferait qu’ajouter aux comportements de victimisation et de déresponsabilisation.


Avis aux conseillers :
Lorsque nous aidons à la recherche d’emploi :
Gardons en mémoire qu’un employeur recrute souvent des personnes qui «ressemblent» à sa clientèle : ça évitera de vouloir forcer un mode de fonctionnement qui est lent à faire évoluer.
Gardons en mémoire, que même s’il existe quelque forme de discrimination à l’embauche, nous pouvons tenter de rapprocher l’offre de la demande : nous sommes tous tour à tour discriminés et discriminants, tâchons d’être des médiateurs.
Gardons en mémoire que certains employeurs subissent aussi les effets des modes : malgré nos valeurs, certaines modes persistent, acceptons-en certaines au lieu de lutter contre.
Gardons en mémoire que céder sous la pression sociale de certains financeurs ou institutionnels trop pressant nous conduira à des accompagnements de faible qualité : un conseiller sous pression aura tendance à mettre la pression à son tour, l’accompagnement en pâtira inévitablement.
Gardons en mémoire que nos structures ont signé des cahiers des charges précis dans lesquels ne sont pas écrits les attentes de certains agents zélés : faisons preuve de bon sens : l’intérêt de tous est le retour à l’emploi.
Gardons en mémoire que nous ne pouvons motiver un demandeur d’emploi par la peur de ce que nous représentons ou par la menace de lui faire supprimer ses allocations : il existe d’autres façons que « la carotte et le bâton » pour motiver un individu.
Gardons en mémoire que nous ne sommes ni omnipotents ni sans pouvoir : nous n’avons pas le pouvoir de choisir à la place de l’Autre, mais nous avons la possibilité de décider ensemble.
Gardons en mémoire les valeurs qui nous ont fait choisir ce métier.


Rappels :
La motivation
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/10/motivation_au_t.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/10/motivation_au_t_1.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/11/motivation_au_t.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/05/astuces_pour_mo.html

L’affirmation de soi
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/04/le_non_construc.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/12/battant_contre_.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/10/lcoute_attentiv.html

Les techniques des sioux
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/techniques_de_sioux/index.html

Une pensée du jour
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/07/pense_du_jour_2.html



Avis à tous :
Mon propos n’est pas de justifier telle ou telle pratique. Il est simplement de considérer et comprendre les paramètres psychosociologiques en action, pour pouvoir les contourner.
Il me semble important de bien connaître les règles du jeu avant de se lancer dans la partie.
Nous pouvons changer certains aspects de l’image que l’on donne, mais nous ne devons pas tout abandonner au détriment de nous-même.
Apprenons à nous connaître et à connaître le monde qui nous entoure …
Gardons en mémoire que, même si notre libre-arbitre est socialement limité, il existe néanmoins …


A bon entendeur

A bientôt.
15.

Pensée du Mercredi (03/10/07)

Chaplin "Le point de vue le plus simple est toujours le meilleur."
Charles Spencer Chaplin Jr.



A bientôt.
15.

02/10/2007

Dossier ACCRE (Acte I)

Cat_2ACCRE : Aide aux Chômeurs, Créateurs ou Repreneurs d'Entreprise
Récapitulatif des procédures ACCRE



Votre projet est de créer ou de reprendre une entreprise, sous forme individuelle ou en société. Des aides vous sont ouvertes parmi lesquelles : l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise (ACCRE) et le chéquier conseil, mais aussi une aide de l’Etat réservée à certains bénéficiaires de l’ACCRE et attribuée dans le cadre du dispositif EDEN (Encouragement au développement d’entreprises nouvelles).


Conditions

Vous pouvez bénéficier de l’ACCRE et d’un chéquier conseil si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

- Demandeur d’emploi indemnisé par l’Assedic ou susceptible de l’être ;
- Personne non indemnisée, inscrite en tant que demandeur d’emploi depuis au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois ;
- Bénéficiaire de l’allocation d’insertion (AI) ou de l’allocation veuvage.

Vous pouvez bénéficier de l’ACCRE, d’un chéquier conseil et d’une avance de l’Etat si vous êtes dans l’une des situations suivantes :
- Bénéficiaire du RMI, leur conjoint ou concubin ;
- Bénéficiaire de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation de parent isolé (API).
- Jeune de moins de 30 ans éligible aux contrats " Nouveaux services-emplois jeunes " ou embauché à ce titre, dont le contrat de travail est rompu ;
- Salarié d’une entreprise en redressement ou liquidation judiciaire, qui reprend son activité.

Autres conditions
Votre projet doit être la création ou la reprise d’une entreprise, sous forme individuelle ou en société, et non d’une association, d’un GIE (groupement d’intérêt économique) ou d’un groupement d’employeur.
Si vous décidez de créer ou reprendre une société, seul ou avec d’autres bénéficiaires, vous devez en exercer le contrôle effectif c’est à dire :
- soit détenir plus de 50 % du capital (seul ou en famille avec au moins 35 % à titre personnel),
- soit être dirigeant de la société et détenir au moins 1/3 du capital (seul ou en famille avec au moins 25 % à titre personnel) sous réserve qu’un autre associé ne détienne pas directement ou indirectement plus de la moitié du capital.


Avantages


- Dans le cadre de l’ACCRE
Exonération pendant un an des cotisations sociales d’assurance maladie, maternité, invalidité, décès, d’accidents du travail (si l’activité relève d’un régime obligatoire pour la couverture du risque d’accidents du travail), de prestations familiales et d’assurance vieillesse et veuvage.

L’exonération est totale si vous êtes demandeur d’emploi indemnisé ou susceptible de l’être. Si vous faites partie d’une autre catégorie de bénéficiaires, l’exonération est limitée au plafond correspondant à 120 % du Smic.
Protection sociale en fonction de votre situation.
Revenus sociaux pendant les six premiers mois d’activité (182 jours) : selon le cas, vous pouvez bénéficier d’une aide équivalente à votre ASS versée par les Assedic pour le compte de l’Etat ou du maintien de l’AI, du RMI, de l’API ou de l’allocation veuvage.

- Dans le cadre du chéquier conseil
Ce chéquier contient 12 chèques destinés au paiement de conseils assurés par des experts qualifiés dans de nombreuses disciplines : juridique, finances, fiscalité, communication, publicité, marketing...


Attention !
Les organismes choisis doivent figurer sur une liste établie par le préfet de département et disponible auprès de la DDTEFP.
Le coût de l’heure de conseil est fixé à 60,98 € et le chèque conseil a une valeur nominale de 45,74 €. Il vous reste à verser la différence au prestataire, soit 15,24 € par heure de conseil facturée sauf si vous êtes allocataire du RMI ou de l’ASS : dans ce cas, les heures correspondant aux six premiers chèques sont gratuites.
Les chèques sont nominatifs et valables 12 mois.


Pour l’ACCRE

Adresser par lettre recommandée avec accusé de réception à la DDTEFP (Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle) une demande d’aide avant la création ou la reprise d’une entreprise accompagnée d’un dossier complet disponible à la DDTEFP ou sur le site du ministère des affaires sociales, du travail et de la solidarité

Pour le chéquier conseil

À retirer auprès de la DDTEFP avant la création de l’entreprise au moment du retrait du dossier d’aide à la création d’entreprise (ACCRE) ou, une fois l’ACCRE obtenue, dans un délai maximal de douze mois après la création de l’entreprise.


Procédures
Le demandeur doit remplir et adresser à la DDTEFP (Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle) du siège social de l'entreprise, un dossier permettant d'apprécier :
- La réalité et la consistance de son projet,
- Les perspectives de viabilité de son projet,
- Son indépendance par rapport à ses donneurs d'ouvrage,
- Soit par pli recommandé avec demande d'avis de réception, soit en venant le déposer lui même contre récépissé.

La demande d'exonération doit être formulée avant la création ou la reprise de l'entreprise.

Ce dossier économique est complété :
- Des formulaires cerfa de demande d'aide et de demande de maintien d'exonération des cotisations sociales,
- De l'offre de l'établissement bancaire ou financier en cas de prêt ou de crédit-bail, ou l'attestation du membre de la famille en cas de prêt familial,
- Du bordereau de situation fiscale à jour,
- De la photocopie de la carte d'identité, ou pour les étrangers une copie du titre de séjour,
- Du relevé d'identité bancaire ou postal,
- De l'attestation sur l'honneur de non bénéfice de l'aide depuis 3 ans,
- De l'attestation sur l'honneur pour les personnes ayant précédemment été gérantes ou dirigeantes de société ou entrepreneur individuel, qu'elles sont à jour de leurs cotisations sociales,
- Du descriptif de la formation initiale et continue ainsi que de l'expérience professionnelle du demandeur,
- Des justificatifs autorisant l'exercice de la profession,
-  Pour les sociétés, du projet de statuts signé de tous les associés dans lequel figure la répartition des parts sociales,
- De tout autre document complémentaire nécessaire à l'appréciation du projet.


Le demandeur doit également fournir un justificatif de sa situation, prenant la forme, selon les cas :
- Soit d'un historique ANPE datant de moins de 10 jours,
- Soit du dernier avis de paiement des ASSEDIC ou de la notification d'ouverture des droits aux ASSEDIC,
- Soit du dernier avis de paiement de l'ASS ou de la notification d'ouverture des droits à cette allocation,
- Soit d'une attestation récente de la caisse d'allocations familiales justifiant de la qualité de bénéficiaire du RMI,
- Soit d'une pièce d'identité (pour les jeunes de moins de 26 ans),
- Soit du dernier avis de paiement de l'allocation de parent isolé ou de la notification d'ouverture de droits à cette allocation,
- Soit de la lettre de licenciement et des bulletins de salaire des 4 derniers mois.
La décision de l’autorité administrative doit être notifiée au demandeur dans un délai de deux mois suivant le dépôt de la demande. A défaut de réponse, la demande vaut acceptation tacite de l'ACCRE par l'administration.

En cas de rejet de la demande, toute contestation éventuelle doit faire l'objet d'un recours hiérarchique devant la DRTEFP (Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle), dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision ou de l’expiration du délai de 4 mois, avant saisine du tribunal administratif.

Le bénéficiaire de l'aide dispose, quant à lui, d'un délai de 3 mois pour débuter son activité à compter de la notification de la décision de la DDTEFP.
Précision : Le bénéficiaire ne pourra effectuer une nouvelle demande d'exonération avant l'expiration d'un délai de trois ans suivant la précédente décision d'attribution de l'aide.

Attention !
- A compter du 1er Décembre 2007, l'ACCRE sera désormais traité directement par les Centres de Formalités des Entreprises et non plus à la DDTEFP.

http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/10/dossier-accre-a.html
- L’examen de viabilité du projet de création ou de reprise d’entreprise en tenant compte de son contexte économique local est supprimé. Par ailleurs, le délai d’instruction de la demande d’ACCRE est porté à 1 mois (modification de l’article L 351-24 – 1).



A bientôt.
15.

Dossier ACCRE (Acte II)

Cat A compter du 1er Décembre 2007, l'ACCRE sera désormais traité directement par les Centres de Formalités des Entreprises.
En application avec le d
écret n° 2007-1396 du 28 septembre 2007 relatif aux aides à la création d'entreprise et modifiant le code du travail
J.O n° 226 du 29 septembre 2007
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECED0751062D#


Petit rappel :

Modifications du dispositif ACCRE à compter du 1er janvier 2007

(Article 12 du PLFSS 2007)



L’article 12
du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2007 élargit les critères d’accès à la mesure ACCRE, confirme le droit à la prolongation de l’exonération pendant 24 mois supplémentaires pour tous les créateurs ou repreneurs de micro-entreprise et prévoit la simplification de la procédure d’instruction de l’aide.

Afin d’anticiper les modifications applicables à compter du 1er janvier 2007, vous en trouverez, ci-dessous, les principaux éléments.


I - Elargissement des critères d’accès à l’ACCRE
:

Deux nouvelles catégories de personnes sont éligibles et constituent le 8°) et 9°) de l’article L 351-24 :
personnes physiques créant une entreprise implantée au sein d’une zone urbaine sensible

Tout créateur déclarant une domiciliation de son entreprise en ZUS peut bénéficier de l’exonération des cotisations sociales associée à l’ACCRE. La liste des ZUS est consultable sur le site http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/chercherZUS.htm.

bénéficiaires du complément de libre choix d’activité (CLCA) mentionné à l’article L531-4 du code de la Sécurité Sociale.
Tout créateur ou repreneur d’entreprise sortant du CLCA peut bénéficier de la mesure.


II - Prolongation de l’exonération pendant 24 mois supplémentaires pour tous les créateurs ou repreneurs de micro-entreprise


La LPCS du 18 janvier 2005 prévoyait de proroger l’ACCRE de 24 mois supplémentaires pour tous les créateurs ou repreneurs d’entreprise ayant opté pour le statut fiscal de la micro-entreprise.
Or le mode de codification de cette disposition dans le code de la sécurité sociale a exclu les créateurs ou repreneurs indemnisés du bénéfice cette extension.

L’article 12 du PLFSS lève cette restriction par l’abrogation de l’article L.161-1 du code la Sécurité sociale et la modification du L.161-1-1.

En conséquence, le maintien au régime général des créateurs ou repreneur d’entreprise indemnisés durant la première année de l’ACCRE est supprimé (abrogation du L.161-1). A compter du 1er janvier 2007, dès l’immatriculation de son entreprise, tout bénéficiaire de l’ACCRE relève du régime social de sa nouvelle activité.

En revanche, tout créateur ou repreneur de micro-entreprise peut bénéficier de la prolongation de l’exonération durant 24 mois supplémentaires dans la limite des plafonds de revenus mentionnés (art L.161-1-1 modifié).


III - Simplification de la procédure d’instruction de l’aide


L’examen de viabilité du projet de création ou de reprise d’entreprise en tenant compte de son contexte économique local est supprimé. Par ailleurs, le délai d’instruction de la demande d’ACCRE est porté à 1 mois (modification de l’article L 351-24 – 1).

Ainsi, l’instruction à compter du 1er janvier 2007, ne portera plus que sur :
les critères administratifs d’admission;
le contrôle effectif de l’entreprise par le bénéficiaire de l’aide;
l’indépendance du créateur ou repreneur vis-à-vis de son donneur d’ouvrage.



Avis au conseillers et aux non-conseillers :
La simplification va permettre au demandeurs d'emploi de faire un création d'entreprise plus facilement.
Le revers : n'ayant plus obligation de vérifier la viabilité du projet, le demandeur prend le risque une création aléatoire. Sans étude de marché, comment allons-nous pouvoir valider un projet professionnel viable à long terme ?
En cas de cessation d'activité anticipée, c'est la collectivité qui va payer ...


A bon entendeur …


A bientôt
15.

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