Techniques de sioux 13
Elaboration d'un projet professionnel
Projet : Définitions :
- Histoire : d’après le Dictionnaire historique de la langue française Le Robert :
« Pourjet » dérivé de « pourjeter » est apparu dès le XVème siècle, signifiant « idée que l’on met en avant, plan proposé pour réaliser cette idée ».
Au XVIème, le mot devient « project » : « travail, rédaction élémentaire, premier état ».
Puis au XVIIIème siècle, « project » perd son C et devient projet. L’évolution de projet et programme sont alors parallèles.
- Etymologie : d’après Jean-Pierre BOUTINET :
« Le mot projet vient du latin projicere, qui signifie jeter en avant, en effet le latin ne possédait pas de terme équivalent à notre acception actuelle du mot projet. C’est à partir du participe passé de ce verbe projectum que sera forgé notre vieux français project qui passera tel quel en anglais et perdra son C dans notre langue contemporaine. »
De même le grec ancien ne possédait pas de terme spécifique pour désigner le mot projet mais disposait du verbe ballein signifiant l’acte de jeter qui en vieux français forgera au XVème siècle le terme probleume sur la base du composé proballein, jeter en avant qui lui-même donnera naissance à notre mot problème.
Projet avec son origine latine, et problème avec son origine grecque, expriment tous deux l’acte de jeter en avant, à cette différence près qu’aujourd’hui, le projet « jette en avant » une intention et le problème une question difficile à résoudre … »
L’étroite parenté et complémentarité entre les deux termes fait affirmer à Jean-Pierre BOUTINET : « Il n’y a pas de projet sans problème et inversement pas de problème sans projet ».
Voir :
http://www.comune.torino.it/sfep/praise/dwd/meetings/5a-paris/question_par.pdf
Avant de rentrer plus avant dans l’élaboration d’un projet professionnel, je tiens à préciser qu’à mon avis, il n’y a pas de bons ou de mauvais projets. Nos choix sont faits :
- d’éléments extrinsèques tels que l’environnement physique, autre individu en interaction, la culture environnante (l’espace et le temps dans lequel nous évoluons, notre langue …), les évènements qui nous environnent …
- d’éléments intrinsèques tels que l’intériorisation de l’éducation reçue, nos représentations sociales, nos expériences personnelles, notre compréhension des évènements, notre culture propre (lectures, échanges …), nos aspects physiques, nos croyances, notre capacité de mémorisation et notre faculté à récupérer les données stockées en mémoire …
Tous ces éléments (ainsi que ceux que j’aurai oubliés) vont plus ou moins orienter nos choix et nos projets.
(Re) voir :
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/dveloppement_personnel/index.html
1- Eclaircissement du projet :
Notons, ici, que nous allons volontairement ou non, opérer une sorte d’auto discrimination. L’idée est que nous allons avoir tendance à nous exclure de certains projets (en fonction de notre âge, notre sexe, notre niveau de qualification, notre formation initiale, nos peurs, nos fantasmes, nos représentations … ), cela ne signifie pas non plus que les projets que nous aurions rejeté par auto discrimination soient de mauvais projets.
Plusieurs outils peuvent nous aider à déblayer un projet professionnel. Dans un ordre aléatoire :
- Logiciels : il existe des logiciels permettant de faire un « bilan de compétences ». C’est le cas de Transférence, sur chaque version payante et actualisée chaque année, l’utilisateur va pouvoir choisir entre plusieurs options dont Analogie et Bilan :
Analogie : permet de reprendre chacune de nos expériences professionnelles passées et le logiciel proposera une liste de métiers ayant des compétences transférables avec les emplois déjà exercés.
Bilan : propose une série de questions où l’utilisateur pourra répondre par j’aime faire ( sur une échelle en 4 points : un peu, beaucoup …) et je me sens capable de faire ( aussi sur une échelle en 4 points : un peu, beaucoup …). Le logiciel proposera ensuite une liste de métiers en croisant les réponses fournies.
Avantage : Permet d’éclaircir sensiblement un projet professionnel, quand nous sommes accompagnés par une structure qui possède ce logiciel.
Inconvénient : Ne prend pas en compte les facteurs tels que l’âge, le sexe, … en clair, ce logiciel ne fait pas de discrimination « à l’embauche », c’est pourquoi il ne devrait pas être fait sans un conseiller professionnel.
- Prestation de l’ANPE : il en existe plusieurs, celle qui nous intéresse aujourd’hui est appelée BCA (Bilan de Compétences Approfondi). De mémoire, il s’agit d’une prestation étalée sur plusieurs semaines (en général 6 séances de 4 heures). Cette approche devrait être supervisée par un(e) psychologue, qui fera passer des tests (de personnalité principalement) et tentera de déterminer avec nous quels types d’emploi pourraient être le plus proche de ce que nous sommes ou, à défaut, ceux qui sont les moins éloignés.
Avantage : Permet d’éclaircir sensiblement un projet professionnel, surtout quand nous sommes demandeurs d’emploi ( car il peut y avoir une prise en charge financière).
Inconvénient : En général, les résultats d’un BCA vont dans le sens de ce que nous avions déjà envisagé. Il est fréquent que cette prestation ne fasse que confirmer un projet professionnel imaginé.
- Autoformation : à nouveau, il existe plusieurs façons de faire. Je conseillerai celle qui me semble la plus facile d’accès : utiliser les Répertoires Opérationnels des Métiers et des Emplois (ROME). Il s’agit de 4 ouvrages : de mémoire : les deux 1ers décrivent les différents emplois du Tertiaire et de l’Industrie, le troisième rend visible les métiers connexes et le dernier est un lexique de tous les emplois précédemment cités.
L’ouvrage qui nous intéresse en priorité est, bien sûr, celui des Métiers Connexes, il reprend métier par métier sur un diagramme en forme de cible, les emplois qui sont, du plus proche au plus éloigné, en lien avec celui visé.
Avantage : Permet d’éclaircir sensiblement un projet professionnel, avec une grande autonomie.
Inconvénient : Ne permet pas de se faire une idée précise des compétences transférables.
http://www.anpe.fr/espacecandidat/romeligne/RliIndex.do
http://www.centre-inffo.fr/spip.php?page=formacode&forma=
2- Elaboration du projet
Quelle que soit la méthode que nous avons utilisée, cette phase est primordiale :
Il est à noter qu’il est plus que probable que nous nous soyons déjà posé certaines de ces questions, ce qui aurait, de plus, renforcé l’auto discrimination.
Il va être déterminant, avant toute chose, de se poser quelques questions, parmi lesquelles :
- Qu’est-ce que nous ne voulons pas faire / qu’est ce que nous voulons faire : cet ordre me paraît plus qu’important.
- Quelles sont les perspectives d’emploi ?
- Quelles sont nos valeurs et nos sources de satisfaction / insatisfaction au travail ?
Ensuite, je ne pense pas que l’ordre des questions soient primordial
- Quelles sont nos représentations à l’égard du monde professionnel ?
- Qu’avons-nous comme connaissance sur le contenu des métiers visés ?
- Combien de temps sommes-nous prêt à nous investir dans ce(s) métier(s) ?
- Dans combien de temps, pouvons-nous envisager d’atteindre le(s) métier(s) visé(s) ?
(Re) voir :
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2008/06/satisfaction-au.html
http://www.emploi.nat.tn/fo/Fr/global.php?libre=311&menu1=69
Une fois, ces questions posées (plus celles auxquelles je n’ai pas pensé), nous pourrons utiliser « la méthodologie d’étude du projet » de Jean-Pierre BOUTINET. Et ainsi affiner notre projet en déterminant :
- Les contraintes :
Quels sont nos freins non perçus (il va être important d’être accompagné pour y voir plus clair) ?
Quels sont nos freins perçus identifiés (ceux qui sont constants et ceux qui sont variables) ?
Sur lesquels pouvons-nous agir et quels sont ceux qui peuvent être résolus ou non ?
- But :
Quels sont les étapes et les délais que nous pouvons envisager ?
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/07/le-diagramme-de.html
- Motifs :
Qu’est que nous motive ?
Quelles sont mes compétences utilisées et transférables ?
Pour quelle(s) raison(s) avons-nous choisi ce projet professionnel ?
Je joins un diagramme s’inspirant des travaux de BOUTINET.
A lecture de ce schéma, je pense qu’il est important d’occulter le lien de causalité et de hiérarchie entre les différentes questions (contraintes, but et motifs) : il ne me semble pas qu’il y ait d’ordre. Par contre, je pense qu’il est important de pouvoir poser des mots sur chacune.
3- Confirmation du projet
Il me semble important, avant d’envisager une formation ou une recherche directe d’emploi, de pouvoir se mettre en situation de travail, pour confirmer le projet professionnel en situation réelle et percevoir les écarts à combler entre le métier, nos aspirations et les exigences de l’entreprise.
A nouveau, il existe plusieurs méthodes pour évaluer si le(s) métier(s) visé(s) font coïncider les réalités du terrain et nos représentations. Dans un ordre aléatoire :
- Enquête Métiers : la démarche consiste à rencontrer un professionnel en activité et lui poser une série de questions préalablement établies.
Avantage : Permet d’obtenir des informations de « 1ère fraîcheur »
Inconvénient : Ne permet d’avoir qu’un point de vue abstrait de l’activité visée.
- Stage ou Immersion en entreprise : quel que soit son nom, cette démarche permet, grâce à une convention tripartite (Nous, une Entreprise et une Institution, en général l’ANPE), de se mettre en situation de travail ou d’observation, pendant une durée d’une à deux semaines.
Avantage : Permet d’avoir un point de vue plus précis de l’activité visée, malgré la contrainte de durée.
Inconvénient : Du fait de sa dimension tripartite, il peut arriver que « certains acteurs ne jouent pas le jeu » du stage.
- Visite d’entreprises : cette démarche me semble prometteuse dans la mesure où il est question de se déplacer en entreprise pour y rencontrer, questionner et voir agir les différents acteurs.
Avantage : Permet de rencontrer directement le Chef d’entreprise ou d’atelier et ainsi « voir ce qui se cache » derrière l’enseigne.
Inconvénient : Semble intéressant lors que nous bénéficions d’un dispositif d’accompagnement de retour à l’emploi et que la visite peut se faire en groupe.
Une fois, toutes ces étapes passées, alors nous pourrons dire que nous avons validé notre projet professionnel … Ne restera plus qu’à passer à l’action … (mais ça c’est une autre histoire …)
A bon entendeur,
A bientôt
15.










trés trés intéressant !!!
et en plus ça tombe bien, trés bien perso, reste plus qu'a concrétiser
Rédigé par: christophe | 30/07/2008 at 21:50
Ah Christophe,
Fidèle parmi les fidèles.
Merci pour tes encouragements, j'espère que tu trouveras des réponses dans cet article.
A bientôt.
Vincent.
Rédigé par: Vincent | 31/07/2008 at 14:47
pour mon RDV prochain, j'ai beaucoup chercher sur le net avec googoolle : CA>, nbre employés, lien diverses, mission, âge ... merci les formations et formateurs
je penses vu ton article que mon cheminement est bon, j'espères que la conclusion sera bonne aussi
moi fidèle, je ne sais pas vu les localisations de tes visites, chapeau et continue, je garderai un contact au moins visuel
bonne chance à toi
Rédigé par: christophe | 31/07/2008 at 21:10
Bonjour Christophe,
Si ton cheminement est bon (ce dont je ne doute pas, te connaissant), j'espère que tu n'as pas oublié de prendre en compte la saisonnalité de ton projet : voir : http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2008/03/chronopsycholog.html
Pour "la fidélité", j'ai cru voir que les lecteurs viennent surtout du Canada, de la Belgique (ils sont très en avance sur ces concepts-là) et ... de la Région Centre (et tu en fais partie).
Merci de ton soutien, je vais essayer de rester sur ce chemin.
A bientôt.
Vincent.
Rédigé par: Vincent | 02/08/2008 at 10:31
tu as raison, calme mon enthousiasme, mais la demande ne vient pas de moi pour le RDV
pour le projet, j'ai déjà reçu une offre mais lointaine
saisonnalité = période dure pour les E ????
Rédigé par: christophe | 02/08/2008 at 20:54
Bonjour Christophe,
Si la demande ne vient pas de toi, c'est qu'il y a au moins une entreprise pour laquelle c'est "le bon moment". Et c'est plutôt une bonne nouvelle.
Pour les autres entreprises, la saisonnalité fait qu'il y a des périodes plus propices que d'autres pour postuler : dans, ton secteur, les périodes de fin d'année avec le sucroît d'activité des fêtes sont probablement plus favorables à l'embauche temporaire de salarié qu'à la prise en charge d'un stagiaire. De même que des embauches en périodes fiscales ne sont, à mon avis, pas si simples.
Par contre, pour les organismes de formation (travaillant souvent en année scolaire), l'été est le bon moment pour postuler. Pour les organismes de conseil aux entreprises, je pense qu'il peut être intéressant de candidater quelques mois avant les périodes de bilans.
A bientôt.
Vincent.
Rédigé par: Vincent | 07/08/2008 at 09:38