Mon travail, c’est quoi ?

02/07/2008

Entretien avec un ... Conseiller Professionnel (Part 3)

Wolf Bonjour à tous,
Aujourd’hui, je terminerai de vous parler du métier de Conseiller Professionnel … à partir d’un entretien effectué avec une étudiante en Sociologie.


Pour ceux qui n’auraient pas suivi les épisodes 1 et 2 :
Part 1 :
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2008/06/entretien-avec.html

Part 2 : http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2008/06/entretien-ave-1.html


( ... )

A votre avis les gens qui viennent vous voir, qu’est-ce qu’ils attendent de vous au départ ?
Et bien, ils n'ont pas le choix, moi non plus. En fait la plupart vont partir du principe que vu qu’ils n'ont pas le choix, vu qu’ils sont forcés d’être là, moi je dois leur trouver un travail.
Ce qui est une aberration, mais dans la mesure où jusque là, les systèmes de l’ANPE ou du Conseil Général n’avaient pas mis de moyens de suivi et que là, depuis les lois de centralisation, chaque demandeur d’emploi est tenu de rencontrer un conseiller professionnel, que se soit à l’ANPE ou ailleurs, maintenant on demande des comptes.
C’est-à-dire que l’ANPE, les Assedic d’un côté, le Conseil Général, la CAF de l’autre … dans la mesure où ces deux organismes là donnent une allocation, ou versent une allocation, ils sont en droit maintenant de demander dans quels sens sont utilisés ces financements. Conséquences de ça … que ce soit pour les Assedic ou pour la CAF, avec le RMI entre autres, on dit « Voilà, vous bénéficiez du RMI, mais maintenant vous avez un contrat à signer avec un conseiller professionnel, et vous allez devoir faire ce que vous avez dit, si vous ne le faites pas, l’allocation risque de sauter » . Pareil pour l’ANPE de son côté. C’est un peu caricatural mais c’est le risque.
ça me paraît  assez évident, enfin comment dire ça … on ne peut pas …, mettons-nous à la place d’un simple individu, en dehors du fait que ce soit des institutions de service public… Si personnellement moi, je donnais, par solidarité, une certaine quantité d’argent à un individu, pendant un certain temps et que je ne sache pas ce que la personne fait de cet argent, sachant que ça vient quand même de ma poche, arrivera un moment où, il y a de fortes chances que je lui dise «  Bon ben voilà, là ça fait un certain temps que je donne, maintenant, j’aimerais bien savoir à quoi ça sert, et si chaque morceau que je donne est bien utilisé pour ce qu’on avait dit qu’on ferait ».
Parce qu’en fait les allocations, d’où qu’elles viennent, que ce soit l’Assedic ou le RMI, ce sont les salariés, une partie de leur salaire qui tombe là dedans … une partie des impôts etc.… Donc en fait pour qu’un demandeur d’emploi puisse bénéficier de ses allocations, c’est parce que d’autres travaillent derrière, donc tout le but du jeu c’est de faire comprendre ça, et de faire en sorte que … moi je n’ai aucun droit là-dessus enfin je n’ai pas à dire : « Tiens, telle personne on va vous sucrer vos allocations », je suis pas là pour ça, et puis ça ne fait pas partie de mes actions, mais d’un autre côté, le but c’est effectivement de bien faire comprendre que tout ça, ça rentre dans, comment on va dire ça … dans un fonctionnement global.
Donc ils n'ont pas le choix et ce qu’ils attendent de moi effectivement c’est de leur trouver un travail, dans la mesure où, en plus, ils se sentent obligés, certains ont fait un certain nombre de démarches et que ça n’a pas aboutit, d’autres partent du principe que le RMI ou les allocations : c’est un dû. Souvent, ils me disent : « OK, moi je suis obligé, je viens, donc maintenant, vous, vous me trouvez un travail, vu que je suis obligé de venir ». Ou bien « Je suis obligé de venir, je ne peux pas travailler Monsieur, je n’ai pas de voiture, j’ai essayé pourtant mais je n’y arrive pas. Maintenant la Direction du Travail me demande de venir, trouvez moi un travail ». ça change la donne.


Est-ce que pour ces personnes sans emploi depuis un certain temps, ça va pas être un choc d’avoir des devoirs du jour au lendemain ?
D’avoir des devoirs ! Bien sûr que ça fait un choc … parce que jusque là, avant que les lois changent, il y a quelques années, les demandeurs d’emploi …enfin la plupart, je généralise, mais ce n’est pas tout le temps comme ça, mais certains considéraient qu’effectivement les allocations ça faisait partie des droits, sans estimer que le revers de la médaille c’est que si on a des droits, on a aussi des devoirs.
Et maintenant on leur demande des devoirs, on leur demande de justifier la recherche active d’emploi … si c’est le cas c’est tant mieux, et dans ces cas-là, c’est accordé avec un conseiller professionnel, si ce n’est pas le cas, là, on fait référence au conseiller professionnel et l’institution risque de taper.
Donc oui, ça fait un choc … Ils sont obligés de venir, on leur demande de justifier et, en plus, ils savent qu’il y’a une sanction qu’ils risquent derrière. Au niveau de la motivation, je ne suis pas convaincu que ce soit la meilleure chose à faire.


Peut -être que ça active plus rapidement le retour à l’emploi ?

Non pas toujours parce que si on fait peur d’un côté et que de l’autre côté au niveau de l’entreprise si on ne réduit pas les charges sociales, si on réduit pas un certain nombre de choses qui permettraient à l’entreprise d’ouvrir les portes, ce n’est pas parce qu’on aura fait peur aux demandeurs d’emploi qu’ils vont plus vite retourner à l’emploi.
Les entreprises qui ouvrent leur portes, c’est le bâtiment, sauf que la plupart des gens qu’on a, dans les demandeurs d’emploi, ils ne veulent pas aller dans le bâtiment, donc leur foutre la trouille pour qu’ils aillent dans le bâtiment ou dans le transport, la plupart ils sont déjà physiquement fatigués.
Ce n’est pas un moyen de motiver les gens, finalement je ne suis pas convaincu que ce soit les meilleures choses à faire … ou alors en tous les cas, il faudrait faire autre chose de l’autre côté. Si on ne réduit pas les charges, si on ne fait pas une ré-augmentation des salaires … il y a certains demandeurs d’emploi qui s’en sortent presque aussi bien que des gens aux 35 heures. C’est-à-dire que quelqu’un qui travaille au SMIC ne va pas forcément avoir d’aide au logement, pas d’aide au transport, en fonction des revenus s’ils sont à plus …s’ils sont en couple avec des enfants, certains ne vont pas bénéficier d’aide à la garde d’enfants etc.… ni de réductions aux loisirs alors que la plupart des demandeurs d’emploi ont effectivement un revenu minimum mais à côté de ça, il y a toutes les prestations sociales qui vont à côté : l’aide à la nourriture, aide au logement, etc.…
Ce qui fait que entre quelqu’un qui a un salaire mais qui a peu ou pas d’aides, et quelqu’un qui a une allocation et plusieurs aides, entre l’un et l’autre, ça fait à peu près pareil, à peu de choses près ça fait pareil.
Du coup, les demandeurs ne comprennent pas pourquoi on les a obligés … on leur a imposé un conseiller professionnel, Pourquoi faire ? Alors « Maintenant que je suis obligé d’être là, vous devez me trouver un travail ». Oui, mais ça ne va pas être si simple.


Et du coup, est-ce que ça se passe toujours bien entre les demandeurs et vous ?
Ah, oui, on a des prises de tête … et quand ça ne va pas, je m’en fous, je gueule …
Non, non, je plaisante … Enfin les prises de tête, plus sérieusement c’est plutôt rare, je dirais que là depuis trois ans, quatre ans, que je fais ça … Maintenant… Je dirais qu’il y a peut-être entre 5 et 10% de personnes avec qui effectivement c’est sévère.
Oh, oui, il y a des sérieuses prises de tête parfois … jusqu’à crier très fort et tout … Autant de leur côté que du mien d’ailleurs, parce que je n’ai pas l’habitude de me laisser faire.
Oui, on a des sérieuses prises de tête, mais ça fait partie de l’humain. Quand on est en contact avec un maximum de personnalités, dans des contextes différents, fatalement on ne peut pas … et d’une, s’entendre bien humainement avec tout le monde et s’entendre bien professionnellement avec tout le monde non plus, donc … ça fait partie du jeu. Non, non ça m’inquiète pas ça.


Donc les demandeurs vont être stressés par cette menace de suppression d’allocations.

Oui, certains ont la trouille … enfin la peur de la sanction et puis … à la fois la peur de la sanction, mais certains aussi ont peur de retourner à l’emploi parce que vu la longue période d’inactivité …
Entre le rythme que j’ai quand je suis demandeur d’emploi et le rythme que je vais avoir dans l’entreprise, déjà physiquement ce n’est pas pareil. Et puis toutes les habitudes que j’avais en tant que demandeur d’emploi, elles vont sauter, donc si j’avais pris l’habitude de regarder un petit feuilleton le matin, là ça va sauter. Le soir je vais être fatigué, je ne vais peut-être pas pouvoir regarder mon émission. Non, j’exagère … en fait, c’est pour expliquer que toutes ces habitudes-là, elles changent.
Et puis il y a l’autorité … enfin en entreprise il y a forcément un responsable, on doit aussi rendre des comptes, etc.…Et puis il y a toutes les prestations qui vont sauter … enfin une grande partie en tous les cas. Donc, oui, oui, ça peut faire paniquer.
Donc après notre rôle à nous aussi en tant que conseiller, c’est de rassurer au maximum. Moi, je me souviens d'un monsieur, il est venu me voir : lui, il était en CDI depuis deux ans … et il vient me voir un jour et il me dit :
- « Monsieur, je fais comment pour mon RMI, je vais faire comment pour payer mes factures, si je ne l’ai plus »,
Je lui dis : « Mais, Monsieur, si vous n’avez plus de RMI, c’est parce que vous avez un salaire, c’est votre salaire maintenant qui va payer vos factures »,
- « Ah, oui, d’accord … mais je fais comment sans mon RMI … ».
En fait il n'avait pas fait le lien que l’un pouvait remplacer l’autre.

C’est une habitude ?
Voilà, c’est ça. C’est l’habitude de percevoir le RMI pendant six ans, au bout d’un moment il perçoit un salaire, il ne sait plus ce que ça veut dire.
En fait, c’est une anecdote mais en même temps je pense qu’il y en a beaucoup qui réagissent comme ça. Effectivement ça fait flipper, oui c’est sûr.


La peur de ne pas réussir ?
En effet, ça fait un sacré challenge, bien sur… entrer en entreprise… oui bien sûr.


Une dernière question, je voulais vous demander si depuis le changement de gouvernement, vous avez eu des répercussions sur l’association ?
Non, non … en même temps je n’y fais pas attention … Je n’ai pas observé en tous les cas.
Et puis en même temps, la plupart des subventions sur lesquelles nous vivons … enfin l’association vit en ce moment, et qui nous permet d’avoir des suivis de demandeurs d’emploi, ce sont des lois qui datent d’avant le changement de gouvernement. Donc je n’ai pas observé de grands changements à ce niveau là.
Et puis même à la limite si j’avais vu quelque chose … Ces gens-là ont été élus, à partir du moment où moi je suis un professionnel et je suis aussi un citoyen, je me dois d’appliquer les lois quelles qu’elles soient. Y’en a certaines avec lesquelles je ne suis pas d’accord ceci dit … ça, c’est mon regard de citoyen.
En tant que professionnel, je ne peux pas agir là-dessus. Il y a certaines lois … même si on est en désaccord sur un plan citoyen … elles sont quand même là … et nous en tant que professionnel ça sert à rien de nous énerver contre les lois. Il faut se dire voilà, les choses elles sont comme ça, c’est comment je fais à l’intérieur, comment je fais avec.
Effectivement une société vit avec des limites, on a des contraintes, c’est comme ça, on est en collectivité et heureusement d’ailleurs … c’est maintenant qu’est-ce que je fais dans mes espaces de liberté. Est-ce que je m’énerve contre les chaînes, contre les lois et contre le gouvernement, au risque de me faire mal et aux gens qui m’entourent, ou alors j’accepte les contraintes qui me laissent quand même la possibilité d’agir … en accord avec mes valeurs.
Moi, j’ai plutôt choisi la deuxième solution. Et puis des fois, s’il faut se prendre la tête on se prendra la tête, ce n’est pas grave, on avance. Et c’est une forme de communication.


Merci beaucoup de m’avoir accordé un peu de votre temps si précieux, et de m’avoir éclairé sur mon sujet.
Mais c’est un plaisir …



A bientôt.
15.

25/06/2008

Entretien avec un ... Conseiller Professionnel (Part 2)

Wolf Bonjour à tous,
Aujourd’hui, je vous parlerai du métier de Conseiller Professionnel … à partir d’un entretien effectué avec une étudiante en Sociologie.


( ... )

Et sinon, ça fait combien de temps que vous faites ce métier ?
Ca fait 3 ans.

Est-ce qu’auparavant, vous avez fait, autre chose que conseiller professionnel ?
Ah oui, j’ai fait plein de choses … beaucoup, oui.

C’était des métiers en lien avec ce que vous faites aujourd’hui ?
ça dépend de quel point de vue on se place, de mon point de vue c’est complémentaire.
Du point de vue d’autres personnes on peut considérer que c’est antinomique, mais pas pour moi.
Je suis formateur à la Chambre des Métiers, donc je forme les chefs d’entreprise au Droit du Travail, Ressources Humaines, Psychopédagogie, Affirmation de soi, Gestion du stress.
Je travaille également avec l’Institut de Formation en Soins Infirmiers pour le recrutement des étudiants infirmiers et je les revois en troisième année sur des modules de Satisfaction au Travail, Qualité de vie au travail, Surdité et Paralangages, et Psychologie de l’adolescence.
Je travaille également avec l’Ecole d’Ingénieur de Blois, où je forme les troisièmes années à la Psychosociologie du travail.
Je crois que c’est à peu près tout, pour le moment.
C’est vrai que j’ai un emploi du temps chargé, mais je ne fais pas plus de trente neuf ou quarante deux heures, ça dépend des semaines … mais pas plus. Et puis de toute façon le week-end, je ne travaille pas : je glande… Chaque chose à sa place… Pour le moment c’est à peu près tout.

Pour en arriver à faire toutes ces choses là, vous avez fait quoi comme études ?
Après c’est quand même pas mal de concours de circonstance, j’explique : donc moi j’ai passé mon bac il y’a quinze ans maintenant de ça. J’ai commencé à travailler: je voulais voir un peu le monde du travail, je voulais voir comment ça se passe.
J’ai fait de l’industrie, j’ai fait de la restauration, j’ai fait de la distribution, tout ça c’était bien, c’était intéressant … vider des camions, vider des wagons la nuit, c’était rigolo, puis au bout d’un moment je me suis dit : « Mon bonhomme tu as un bac en poche, je pense que tu ne vas pas faire ça toute ta vie », à partir de ce moment là, donc quatre ans après, j’ai repris mes études.
Et en reprenant mes études je me suis dit « Quelle est la filière qui m’intéresse le plus, dans laquelle je vais me sentir le plus à l’aise et qui pourra m’être utile plus tard ». Et j’ai choisi la psychologie et au fur et à mesure, après je me suis dit « En fait ce qui m’intéresse dans la Psychologie, c’est la psychosociologie », et arrivé en Licence, toutes mes options : je les avais en Psychosociologie, et puis après je suis parti à l’armée parce qu’il a fallu.
J’ai passé presqu'un an là bas, après je suis revenu, je me suis inscrit en Maîtrise en Psychosociologie du travail et des organisations.
La maîtrise en poche je me suis dit « Bon, le Master sur Tours il n'est pas encore ouvert », enfin à l’époque ça s’appelait un D.E.S.S, ce n’était pas encore ouvert, je me suis dit « Bon je vais continuer à travailler, je vais aller me faire mon expérience, et une fois que ça sera fait, je postulerais pour le D.E.S.S qui sera sur Tours ».
Et puis j’ai fait un an et demi de chômage parce que ça ne voulait pas venir, j’ai fait un ou deux remplacements. J’ai fait deux remplacements ici, puis l’année d’après c’est la Chambre des Métiers qui m’a recruté, la même année l’Institut de Formation en Soins Infirmiers aussi, puis ici ils m’ont rappelé, je suis revenu et depuis tout roule.
En fait, c’est aussi un concours de circonstance parce que pour les organismes de formation … je me suis retrouvé dés la première mission pour laquelle j’ai été recruté, à discuter dans les couloirs, et on m’a proposé d’autres choses, alors que ce n’étaient pas des offres qui étaient tombées comme ça.
Pour l’Ecole d’ingénieurs, ils m’ont recruté … ils m’ont trouvé sur Internet. J’ai un site Internet, ils m’ont trouvé et … ils m’ont appelé pour me dire voilà « On a un projet à vous proposer, est-ce que ça vous intéresse ? ». Donc j’y suis allé.
Donc après comment est-ce qu’on fait pour en arriver là, je dirai la plupart d’entre nous, c’est un peu un concours de circonstances.
Maintenant la formation de Conseiller en Insertion, elle est récente. Jusque là, la plupart des conseillers étaient effectivement, soit d’anciens travailleurs sociaux, soit des gens qui comme moi sont passés par la Psychologie, multiplie les activités pour essayer d’avoir un maximum de connaissances du monde de l’entreprise et du monde du demandeur d’emploi en particulier.
Maintenant, l’insertion recrute aussi beaucoup de commerciaux, de plus en plus, pour faire de la prospection. Compréhension du monde du demandeur d’emploi et compréhension du monde de l’entreprise, ce sont les deux phases complémentaires, on ne peut pas faire l’un sans l’autre.
Si on est focalisé que sur le demandeur d’emploi. On risque d’entretenir le demandeur d’emploi dans ses problématiques et faire du social que pour faire du social et ce n’est pas bon pour lui … ni pour nous d’ailleurs
Et si on est axé que sur l’entreprise … fatalement tous ceux qui ne rentrent pas dans le cadre, ils vont rester sur le carreau … donc ce n’est pas bon non plus … ni pour eux, ni pour nous.
Donc à mon avis, le mieux c’est effectivement d’avoir les deux facettes. On ne peut pas travailler l’un sans l’autre, si l’entreprise a des besoins de compétences, les demandeurs seront là. Si les demandeurs d’emploi ont besoin de retrouver un travail ça ne passera que par l’entreprise.
ça ne peut pas fonctionner l’un sans l’autre. Ce ne sont pas deux mondes opposés. En tous les cas, ça me semble une aberration de fonctionner comme ça. J’ai quelques collègues qui pensent ça et je trouve ça dommage. Ce n’est pas les gentils d’un côté, les méchants de l’autre. Les cow-boys et les Indiens : c’est fini ça … c’est fini.

Quelles sont les freins qui ont conduit les demandeurs que vous recevez, à s’éloigner du monde du travail?
Le niveau de qualification … c’est-à-dire soit des gens qui ont un diplôme mais qui correspond plus au monde du travail actuel. Là, j’ai une dame par exemple, elle a un CAP de perforatrice de carte IBM. Il ne faut pas me demander ce que c’est, je n’en sais rien, j’étais probablement pas né à l’époque où ça existaient ces trucs là. Je n’en sais rien, je ne sais pas ce que c’est, tout ce que je sais c’est que ses connaissances du milieu informatique sont bien décalées de ce qui se fait à l’heure actuelle. Sinon j’ai eu médecin radiologue dans son pays d’origine. Ce n’est pas un manque de niveau de qualification, c’est que là, le niveau de qualification n’est pas adapté à ce qui se fait ici… Des ingénieurs nucléaires en Iran, etc.…
Et ça ne colle pas en France, parce que la France ne reconnaît pas les diplômes, enfin certains diplômes obtenus à l’étranger. Je ne sais pas pourquoi, et puis, à la limite je ne veux pas le savoir, je pense que sinon ça me mettrait en colère. Mais je ne veux pas le savoir.
Toujours est-il que majoritairement on a des problèmes de qualification, difficultés de mobilité, quoi que la mobilité, j’ai parfois l’impression que ce soit les demandeurs d’emploi ou les entreprises qui se mettent ça comme frein supplémentaire … Moi ça fait presque dix huit ans que je travaille, je viens simplement d’obtenir mon permis, et pourtant je n’ai pas arrêté de travailler jusqu’à présent. J’ai du mal à concevoir comment ne pas avoir de moyen de locomotion, ça peut être un frein … quand on veut, on peut.
Je me souviens d’avoir vidé des wagons à deux heures, trois heures du matin et dans des zones industrielles ou dans des zones d’activités commerciales très loin mal desservies par les bus. Il fallait y aller, j’y allais.
Difficultés avec la langue aussi beaucoup, ça, ça revient souvent et curieusement des personnes de nationalité française ou non.
Un problème d’alphabétisation, d’illettrisme assez important et enfin il y’a un sérieux décalage avec le monde du travail, souvent des longues périodes d’inactivité, ça, ce sont les choses qui reviennent assez fréquemment, après … jeunes, âgés, hommes, femmes, avec ou sans enfants, mariés, concubins, divorcés, tout ça c’est variable.
Mais le plus gros des difficultés, oui, c’est au moins ces quatre là.
Et puis les difficultés de santé aussi qui reviennent aussi assez régulièrement. On fait avec, il faut juste adapter l’emploi.

Pour amener le demandeur vers l’entreprise vous agissez comment et avec qui ?
Il y a les possibilités de stages, il faut voir ce qu’attend la personne parce qu'il y’a … certains stages qui vont être utilisés par la personne uniquement pour se mettre volontairement en difficulté, il y’a d’autres stages qui vont être utilisés par l’entreprise uniquement pour de la rentabilité, alors que ce n’est pas fait pour ça etc.… En même temps je dirais que les stages comme les emplois il y’a des bons et des mauvais côtés, y’a des gens qu’en abusent d’un côté comme de l’autre, puis il y’a des gens avec qui ça se passe très bien.
Après, les amener à l’emploi, c’est effectivement faire en sorte qu’ils passent déjà un premier entretien d’embauche, qu’ils arrivent à faire un premier remplacement ou qu’ils trouvent un premier contrat et après à charge à moi de rester en contact avec eux et avec l’entreprise, pour que, au moins les six premiers mois du contrat ils arrivent à se coordonner tous ensemble.
Au moins six mois. Après au-delà de six mois en général, on n'a plus de nouvelles… on n'a plus de nouvelles parce que les gens, quand ils ont changé de statut : entre demandeur d’emploi et salarié, après ils estiment que c’est une page à tourner et c’est très bien, c’est très bien. Nous devenons le passé.
Le but du jeu c’est qu’on passe le moins de temps possible ensemble et ça pareil … ça fait partie des premières choses que je leur dis « On passera le moins de temps possible ensemble et une fois que vous serez sortis de là… enfin on n’aura pas forcément de rapport après ».

Et ça peut durer combien de temps pour que les demandeurs  trouvent un emploi?
En moyenne 18 mois. C’est pour ça que je dis en moyenne parce qu'il y’en a certains où ça va durer 24 mois et d’autres en 6 mois c’est réglé.
Tout dépend du degré de confiance que la personne s’accorde, du degré de confiance qu’elle m’accorde, du niveau de qualification au départ, de son âge, de ses opportunités par rapport aux entreprises qu’elle a visées, parce qu'il y’en a certaines qui sont plus fermées que d’autres…,
Du moment où on va se rencontrer, si on se rencontre en plein été, là on est sûr qu’on peut attendre au moins une année, parce que l’été ce n’est pas la période de recrutement, tout simplement.
Alors du coup pendant l’été où il y aura moins de recrutements, on va alors retravailler sur la lettre de motivation, sur le CV, présentation de l’entreprise, Droit du travail etc.… Mais je sais que pendant les trois mois d’été, la recherche d’emploi pur, ça ne sert pas à grand chose, c’est un peu une perte de temps. Donc on va axer l’accompagnement sur autre chose et principalement sur l’individu.
Mais de toute façon, il faut se rentrer une chose dans la tête c’est que : Et d’une, on ne pourra pas sauver tout le monde, et de deux nous avons du travail parce que d’autres n’en ont pas. Et à partir du moment où on a ça, rentré dans l’esprit, déjà ça calme. Non, on ne peut pas sauver tout le monde.

Quel rôle avez-vous dans les ateliers mis en place par l’association ?
C’est moi qui les forme le mercredi après-midi : soit pour les recherches d’emploi, soit la connaissance des entreprises, soit de la communication. On fait de temps en temps venir des intervenants, donc soit des gens de l’ANPE, de la CAF, d’organismes de formation pour leur expliquer aussi comment ça fonctionne.
Donc le but, en fait, c’est de lever un maximum d’interrogations, et d’incertitudes. A partir du moment où les gens ils savent à quoi s’attendre : et d’une ils ont plus confiance en moi, mais surtout plus confiance en eux, et après on avance un peu plus vite. Plutôt que de leur dire « Voilà, là vous allez dans cette direction là, là c’est là, après … » autant qu’ils fassent leur choix eux-mêmes à partir des connaissances qu’on leur a données.




A bientôt.
15.

19/06/2008

Entretien avec un ... Conseiller Professionnel (Part 1)

Wolf Bonjour à tous,
Aujourd’hui, je vous parlerai du métier de Conseiller Professionnel … à partir d’un entretien effectué avec une étudiante en Sociologie.



«
Pouvez-vous m’expliquer votre rôle au sein de l’association et aussi dans la réinsertion professionnelle des personnes que vous accueillez ?
D’accord. Alors, l’association elle se répartit déjà en quatre structures différentes : le centre social, le centre de loisirs, la bibliothèque de quartier et nous, sur le pôle insertion.
Donc moi, là dans le cadre du pôle insertion, je suis engagé en tant que conseiller professionnel, c’est-à-dire pour aider les demandeurs d’emploi à trouver un travail.
Donc soit dans le cadre du P.L.I.E, Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi, qui est commandité par Tours-Plus, c’est la communauté d’agglomération, là pour cette entité-là, je fonctionne pour un mi-temps. J’ai également un mi-temps pour le Conseil Général où là on fait du suivi de bénéficiaires du RMI, plus une petite partie sur les chantiers d’insertion où là je fais aussi de la formation.
Le but du jeu, c’est, avec les personnes, quel que soit leur parcours, quel que soit le stade où ils en sont, donc soit dans le cadre du P.L.I.E, du RMI ou du chantier d’insertion, de les prendre dans leur globalité avec leur passé, leurs aspirations, tout ce qui fait leur présent et les amener progressivement vers l’emploi. Et le travail durable en particulier.

Donc vous les amenez vers un emploi durable, et  un contrat, si possible à durée indéterminée ?
C’est ce qu’il y a de mieux, c’est ce qu’il y a de mieux, après… ce n’est pas toujours le cas, ce n’est pas toujours possible parce qu’il y’a une conjoncture socio-économique à prendre en considération, les entreprises, en fonction des moments, qui sont pas forcément aptes à embaucher, il y a des moments qui sont plus propices à l’embauche que d’autres.
Donc il y a tous ces paramètres à prendre en considération, sachant aussi que les gens n'ont pas forcément envie d’aller vers les métiers qui recrutent.
Par exemple là en ce moment là où ça recrute le plus c’est plutôt : l’hôtellerie, la restauration, le bâtiment…
Les personnes que je rencontre, elles ont entre 26 et 56 ans, le bâtiment ce n’est pas forcément leur truc, donc il y a aussi ça à prendre en considération.
L’emploi, c’est effectivement une bonne chose, maintenant la personne, elle va quand même y rester un certain temps et le but c’est qu’elle s’y sente bien quand même.
Le conseiller qui veut faire uniquement des statistiques, il peut se dire « voilà on embauche dans le bâtiment » et il pousse toutes les personnes qu’il a dans le bâtiment, ça va être bien sauf qu’au bout de trois à six mois, ils vont tous repartir et ce ne sera pas de l’emploi durable, ce n’est pas intéressant ni pour eux, ni pour nous d’ailleurs.

Parce qu’après ils reviennent ?
Oui, aussi … il y en a qui reviennent, oui.
Il y a des habitués du système de l’insertion aussi.

Je voulais savoir comment vous procédez avec les demandeurs pour leur trouver un emploi qui puisse leur convenir ?
La première chose à faire en fait quand on rencontre les personnes… Déjà pour la plupart ils ont déjà un parcours dans l’insertion professionnelle, ils ont rencontré un certain nombre d’accompagnateurs, un certain nombre de référents, de conseillers, donc ils ont déjà plus ou moins une certaine habitude de penser avec ce système d’insertion. Au début, en tout cas, ça m’avait surpris mais certains connaissaient nettement mieux le système que moi… les manières de détourner certaines attentes de l’ANPE entre autre, et moi je trouvais ça excellent.
J’ai beaucoup appris avec eux au début, j’ai beaucoup appris.
Donc en fait le but du jeu, ça va être déjà de … pas casser cette relation au social mais de…, enfin pas casser la relation au travailleur social mais en tous les cas de réinvestir les choses d’une autre façon, faire comprendre que d’une part moi je suis là en tant que conseiller professionnel, je n’ai aucun droit vis-à-vis de l’ANPE, mais d’autres instances de financement et que la relation qu’on va avoir, elle est uniquement basée et d’une la compréhension de l’entreprise et de la compréhension de leurs propres motivations et moi je fais l’interface.
Donc une fois que ça c’est à peu près compris, on va essayer de déblayer… ce qu’ils ont fait, pourquoi ça a marché, pourquoi ça n’a pas marché, ce qu’ils souhaitent faire, sachant que la plupart du temps ils veulent tout… ils veulent faire tout, mais en même temps sans rien savoir de précis, donc on va éliminer… ce qu’ils ne veulent pas faire.
Une fois que ça c’est fait, on arrive à quatre, cinq choix, trois peut être tout au mieux et en fonction de ça, on va se mettre effectivement à la recherche réelle d’emploi, mais dans un premier on ne va pas se lancer directement dedans … sachant qu’au début, je dirais que la relation… les premiers contacts avec un demandeur d’emploi c’est comme…un entretien d’embauche ou comme… un entretien de séduction.
En fait, chacun va donner le meilleur de lui-même et en fait avec le temps on va s’apercevoir qu’il y a des choses qui n’étaient pas tout à fait vrai… et puis ça va se construire avec le temps, on s’aperçoit en fait, qu’il y a la garde des enfants qui gêne, ou alors y’en a d’autres qui vont dire déjà d’entrée de jeu, « je veux travailler mais j’ai la garde des enfants » ce qui fait, que nous il va falloir creuser autres choses ou trouver des moyens alternatifs pour faire en sorte que la personne elle y aille quand même.

C’est pour ça que vous avez aussi un centre de loisirs en partenariat ?
Non, non ce sont des choses autonomes parce que la plupart du temps les gens, moi, que je reçois donc 26-56 ans, ils sont issus du secteur Ouest de l’agglomération donc ça va… du Cher à l’Avenue de Grammont jusqu’à la Loire et La Riche, donc ça pousse un sacré périmètre. Le centre de loisirs, il est principalement fait pour les gens du quartier.
Ce sont deux unités bien différentes : l’association et le centre de loisirs.
On n'accueille pas que des personnes du quartier et heureusement que toutes les personnes du quartier ne sont pas à la recherche d’un emploi, y’en a qui bosse quand même.

Les demandeurs d’emploi viennent- ils vous voir de leur propre plein gré ?
Non, non, on leur demande de venir, l’ANPE leur demande, la Direction du Travail peut leur demander, les services du RMI du Conseil Général peuvent leur demander, ils n’ont pas le choix et moi non plus.

Dans un tel climat d’obligation, quelle est votre relation avec la personne au départ ?
Ils sont tous obligés… ils sont tous obligés, ils n'ont pas le choix donc moi la première chose que je vais leur dire c’est ça déjà « vous n'avez pas le choix et moi non plus, donc après je ne sais pas combien de temps on va passer ensemble mais autant faire en sorte que ça se passe le mieux possible ».
La relation de confiance, elle va se baser avec le temps, à partir du moment où moi, je suis clair avec eux justement sur le fait de dire « Voilà vous n'avez pas le choix moi non plus et que tout ce qui va aller, je vais vous le dire et tout ce qui va pas aller, je vais vous le dire aussi ».
Parce qu’il est hors de question de continuer à entretenir cette relation avec les travailleurs sociaux, moi je ne me considère pas comme un travailleur social et ce n’est pas comme ça que ça va marcher … donc à partir du moment où les choses sont cadrées, sont dites depuis le début, que moi je fais ce que je dis et je dis ce que je fais, à partir de ce moment là, les gens commence à parler avec confiance.
Si jamais il y’avait un pépin, je serais là pour les défendre parce que c’est aussi mon travail, dans la limite de ce qu’on aurait fait précédemment, je ne vais pas défendre de manière inconsidérée.

Après avoir fait le choix d’un métier, qu’est ce que vous allez faire pour accompagner les demandeurs vers une entreprise?
La première chose à faire … en tous les cas moi, ce que je vais faire, c’est leur faire comprendre comment fonctionne une entreprise, leur faire comprendre pourquoi un employeur ne répond pas toujours quand ils envoient une candidature, leur expliquer quel est le chemin d’une offre d’emploi dans le système ANPE, leur expliquer comment fonctionne une séance de recrutement  etc.…
Une fois que tout ça c’est fait, on va pouvoir retravailler sur le CV, la lettre de motivation je vais leur expliquer un petit peu le droit du travail, un petit peu de communication.
Une fois que ça c’est fait effectivement, on va chercher à obtenir des entretiens d’embauche, des contacts avec des employeurs donc soit en faisant des visites d’entreprise, soit en demandant à des employeurs de venir etc.…Pour essayer de multiplier les contacts, de façon à ce que ce ne soit pas « le pauvre petit demandeur d’emploi constamment en attente de la réponse » du « méchant employeur ». Le principe c’est de casser cette image là, les stéréotypes ont la vie dure et j’avoue que c’est le plus compliqué.
Mais bon ce sont les règles du jeu et j’essaye de le faire … au mieux en tous les cas.

Et pour leur trouver une entreprise vous passez par l’ANPE ?
Absolument pas.
Les offres ANPE je ne m’en sers pas pour moi, je vais demander aux gens effectivement de regarder les offres ANPE et de postuler pour qu’ils gardent le réflexe de chercher, mais moi les offres ANPE ça va surtout me permettre de prendre la mesure sur les mouvements des entreprises et types de recrutement.
Ce qui fait que, sur une année, quand je vois qu’une entreprise recrute toutes les cinq semaines, je m’inquiète. Et quand j’ai un bénéficiaire qui me dit « voilà je veux postuler là parce qu’ils embauchent », je lui dis « Surtout pas, surtout pas, toutes les cinq semaines, ils recrutent ça veut dire que soit les gens ne tiennent pas en poste, c’est une probabilité, soit on a un problème de management, soit on a un problème de contrat etc.… »
Donc je mets en avant un certain nombre de conseils, maintenant si la personne elle veut y aller, elle y va, pas de problème.
Quelle que soit l’entreprise choisie, je n’ai pas à avoir d’à priori, simplement conseiller, dire simplement « voilà ce que vous pouvez gagner, voilà ce que vous pouvez risquer, après vous faites ce que vous voulez ».
Les offres ANPE, pour moi,  c’est surtout pour prendre la mesure, je m’en sers plus comme moyen d’observation. Moi je ne perds pas de temps avec les offres de ll’ANPE, sachant qu’en envoyant une demande : si pour une offre, l’employeur reçoit 200 réponses : on a en moyenne 0,5% de chance d’avoir un entretien concluant, je vais chercher ailleurs, par mes propres moyens. »



A bientôt.
15.

21/05/2008

2 ans avec vous ...

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Bonjour à tous,

Ce mois-ci, InsertionVincent fête ses 2 ans.

C’était le 09/05/2006 :
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/05/bonjour_je_suis.html



Revenons sur la genèse de l’idée de départ :
Ayant une formation initiale en Psychosociologie du Travail et des Organisations, en ce moment, je suis :
- Formateur (Psychosociologie) en Ecole d’Ingénieurs
- Formateur (Gestion des Ressources Humaines, Droit du Travail, Psychopédagogie, Communication, Gestion du stress et Affirmation de soi) en Chambre de Métiers et d’Artisanat
- Formateur (Satisfaction et Qualité de vie au travail, Sociologie de l'adolescence, Surdité et paralangages) et Recruteur en l'Institut de Formation en Soins Infirmiers
- Conseiller Professionnel

Mon idée était de tenter de trouver d'autres moyens d'accès aux offres cachées. Connaissant bien le monde de l'entreprise (et de l'Artisanat en particuliers), je souhaitais pouvoir faire l'interface entre des employeurs et des demandeurs, avec bon sens et connaissance des 2 univers.
C’est dans le cadre de ces missions que j'ai mis en place ce site qui fidélise, aujourd’hui autant des chefs d’entreprises, des salariés, des étudiants que des demandeurs d’emploi.

A ce jour, je suis encore loin de ce que je souhaitais pour ce blog, mais … comme disait Laô Tseu "Un chemin de mille lieues a commencé par un premier pas". Alors, je crois que nous avons fait quelques pas ensemble …




Revoyons la genèse en quelques chiffres :
Voilà, en quelques chiffres, à partir de la veille informative, les informations collectées :

- 3 mois de Réflexion, avant la mise en place de ce blog. Il m’a fallu comprendre les bases de la programmation et définir le concept et le type de contenu souhaité.
Je souhaitais aussi une ligne éditoriale claire, précise, accessible au plus grand nombre, vivante et réactive. Je voulais que ce blog me ressemble tout en évoluant avec moi, qu’il ait mes coups de gueule et mes coups de cœur, et que chacun puisse y trouver une humeur, un état d’esprit en plus des informations techniques. Voir aussi :
http://www.epn-ressources.be/rechercher-de-lemploi-sur-internet-et-sintegrer-dans-la-vie-professionnelle-les-conseils-du-blog-insertion-vincent



- 24 mois de News, concernant des domaines allant du Management à l’Insertion Professionnelle.



Aujourd’hui, InsertionVincent, c’est aussi :

- 8 apparitions dans les médias locaux (La Nouvelle République du Centre Ouest, le Canard du Coin, TouraineBlogs, Emploi37, Radio France Bleu Touraine).


Comme c’était mon idée de départ, ce blog me sert également de support de communication auprès des entreprises depuis 2 ans :
- 103 offres d’emploi reçues et comblées. Ce qui est peu par rapport à ce que je souhaitais.


Ma méthodologie : en 10 étapes :
1- Rechercher les coordonnées postales des entreprises en recherches de candidats (1966 entreprises répertoriées)
2- Rechercher les coordonnées mails des entreprises en recherches de candidats
3- Prendre contact par mail (588 entreprises contactées par mail)
4- Envoyer des candidatures
5- Envoyer des propositions de coopération
6- Prendre contact par téléphone suite à réponse
7- Récupérer des offres à pourvoir
8- Négocier avec l’employeur les profils d’offres non pourvues
9- Envoyer à nouveau des candidatures
10- Recontacter l’entreprise pour contrôler la pertinence des envois

Entreprises Partenaires : en 2 ans :       103 offres       141 CV envoyés
Syndicats professionnels :                    7 offres            7 CV envoyés
Agences Intérimaires :                         81 offres          92 CV envoyés
Entreprises privées :                            15 offres          42 CV envoyés


- 101 abonnés à la Newsletter.


- 256 notes publiées sur :
Le Droit du travail, le Développement personnel, la Gestion du temps de travail, les Techniques de Recherche d’Emploi (CV et Lettre de motivation), le Management, des Questions d'actualité, le Stress au travail, des Pensées
(surtout le mercredi, sinon, les autres jours, je ne pense pas …), des Techniques de sioux, des Trucs et astuces … et l’Art de la Guerre.


- 335 commentaires laissés par les lecteurs.


- 39373 lecteurs (en provenance du Canada, de l’Europe et de l’Afrique francophones, principalement), dont :

29 % : Professionnels de l’Insertion professionnelle et de la formation.
31 % : Entreprises (employeurs et salariés).
22 % : Etudiants(en psychologie et école d’infirmiers).
16 % : Demandeurs d’emploi.
2 % : Médias.

Ces statistiques approximatives ont pu être obtenues suite à des mailings, des réponses reçues sur la boîte mail et aux abonnements à la Newsletter.


- 597 sites ou blogs qui en parlent, selon Altavista ou Yahoo

- 386 sites ou blogs qui en parlent, selon Google

- 106 sites ou blogs qui en parlent, selon Search.live

- 269 sites ou blogs qui en parlent, selon Voila

- 94 sites ou blogs qui en parlent, selon Exalead

- 82 sites ou blogs qui en parlent, selon Netscape

- 77 sites ou blogs qui en parlent, selon Ask.com

- 74 sites ou blogs qui en parlent, selon Mozbot

- 30 sites ou blogs qui en parlent, selon Seek

(Ne me demandez pas pourquoi un même mot obtient des résultats différents selon les moteurs de recherches et selon les jours ???)


Je ne sais pas par quel bout commencer les remerciements …
Alors en vrac …
MERCI aux Lecteurs-Bloggers qui ont permis de créer un premier réseau …
MERCI aux Collègues Conseillers en Insertion Professionnelle et Formateurs qui restent aussi des lecteurs fidèles des Techniques de Sioux …
MERCI aux Demandeurs d’emploi dont les interrogations permettent d’améliorer les Techniques de Recherche d’Emploi …
MERCI aux Médias qui se sont intéressés au métier …
MERCI aux Employeurs qui ont peut-être découvert une autre façon de recruter …
MERCI aux Etudiants psychologues, sociologues, ingénieurs ou infirmiers qui s’interrogent sur le Stress ou la Communication …
MERCI aussi à tous les Anonymes fidèles qui sont passés et qui repassent par curiosité ou pour la pensée du Mercredi…
MERCI aux Abonnés, même s’ils se sont déjà reconnus dans les lignes précédentes …


A bientôt.
15.

12/03/2008

Chronopsychologie d’entreprise et Insertion professionnelle

Fort_01 La Chronobiologie :
Il s’agit d’une discipline scientifique étudiant l'organisation temporelle des êtres vivants, des mécanismes qui en assurent la régulation (contrôle, maintien) et de ses altérations. Cette discipline traite essentiellement de l'étude des rythmes biologiques. Un rythme biologique correspond à une variation périodique, donc prévisible dans le temps, d’un phénomène biologique.

Un rythme biologique est caractérisé par 4 paramètres :
- la période (durée d’un cycle complet de la variation),
- l’acrophase (temps estimé pour atteindre le sommet de la variation par rapport au début d’un cycle),
- l’amplitude (moitié de la variabilité totale pour une période donnée),
- le niveau moyen (ou MESOR (Midline Estimating Statistic Of Rhythms) moyenne ajustée pour un rythme biologique de période donnée).

Chez les organismes vivants, il existe 3 types de période :
Rythme ultradien : période inférieure à 20 heures,
Rythme circadien : période d’environ 24 heures (+ ou – 4 heures),
Rythme infradien : période supérieure à 28 heures


- Approche en psychologie :

La Chronopsychologie :

Comme son nom l’indique, prend en compte la dimension temporelle dans l’étude scientifique des comportements et porte sur les différentes manières dont l’homme s’adapte aux changements. Pour guider nos conduites et ainsi tenter de les maîtriser nous devons à la fois percevoir les changements passés et les changements à venir et nous adapter dans le temps présent aux changements périodiques de l’environnement.
En clair, la chronopsychologie a pour objet l’examen des variations comportementales. Les recherches effectuées sur les lieux de travail ont permis de déterminer comment les
performances physiques et/ou intellectuelles, la vigilance, l’attention, les processus cognitifs fluctuent au cours de la journée, du nycthémère (le jour et la nuit, soit 24 heures), de la semaine, de l’année. Ainsi il a été possible d’établir des courbes de variations journalières, de rendement, de temps de réaction, de réussites ou d’échecs, dans des tâches de production, de mémorisation, d’attention, de détection ou de résolution de problèmes.



Chronopsychologie d’entreprise :
L’entreprise est un organisme vivant qui évolue au gré d’une économie, d’un environnement réglementaire, d’un contexte sociopolitique, de l’humain qui gravite autour et dedans … et comme, cet Humain, l'entreprise a ses pensée, ses comportements, ses croyances, ses mécanismes de défense, ses forces et ses potentiels, son identité, ses cycles de vie, ses rythmes …

Fréquemment nous comparons individu et entreprise : ne dit-on pas « la vie de l'entreprise », « la santé de l'entreprise », « la croissance de l'entreprise », « la dynamique de l'entreprise », « la psychologie de l'entreprise », « la philosophie de l'entreprise », « la culture de l'entreprise », ou encore « le rythme de l'entreprise » …



- Approche en insertion professionnelle :

En considérant que l’entreprise fonctionne comme un organisme vivant, avec ses rythmes propres, nous pouvons anticiper certains de ses comportements afin de nous y adapter.


En règle générale, pensons à faire des candidatures spontanées, environ 1 à 2 mois avant l’accroissement d’activités. L’idée est d’être identifié en déposant un CV, avant que l’offre d’emploi ne soit rendue publique.
D’un point de vue général, soyons vigilant aux possibilités de remplacements des congés maternité (dans les entreprises à majorité de jeunes salariées), et aux remplacements de départs en retraite (le Papy-Boom suppose des pertes d’effectif important nécessitant souvent embauche) …

Dans le détail, et de façon non exhaustive :

Agriculture, Chasse, Espaces verts, Pêche :
Pour l’agriculture et les emplois du paysage et des espaces verts : soyons vigilant au type de cultures qui nous intéresse et à la saison. Par exemple, si nous souhaitons participer à des vendanges, il serait judicieux de postuler dès le milieu de l’Eté.
L’ouverture de la pêche se fait souvent en Mars, donc il nous faut postuler en Décembre ou Janvier. L’ouverture de la chasse se faisant en Septembre à Mars (en fonction des Régions), le dépôt de candidatures spontanées devrait se faire courant de l’Eté.


Arts et spectacle :
En général, le gros de l’activité de ce secteur se fait en Eté. Donc il serait judicieux de candidater dès le début ou le milieu du Printemps. Renseignons-nous des différents festivals, concerts, rencontres culturelles … dans notre environnement géographique.


BTP Gros Œuvre et 2nd Œuvre, Construction :
Il y a peu d’activités dans le secteur du bâtiment en Hiver, pour cause d’intempéries. Il est donc inutile de postuler en Eté ou en Automne. La grande partie des commandes est prévue au Printemps et en Eté. Il est utile de postuler en Hiver ou au début du Printemps.


Cadre Gestion administrative :
Surveillons les entreprises qui vont subir le Papy-Boom et non les jeunes entreprises. Une bonne partie des cadres va partir en retraite d’ici à 2012. Soyons patient, faisons-nous connaître en attendant notre heure …
Si nous sommes déjà titulaire d’un diplôme du secteur administratif ou universitaire, surtout ne postulons ni pendant ni après les examens de fin d’étude : nous serions noyé dans un flot de candidatures.


Café, Bar, Brasserie, Hôtellerie, Métiers de bouche, Restauration, Tourisme :
Ici, le gros de l’activité se fait pendant les périodes de vacances et les périodes de fêtes. Il parait judicieux de postuler 1 mois avant chaque période de petites vacances et au Printemps en prévision des recrutement de l’Eté. Soyons vigilant aussi aux périodes de fêtes, il parait intéressant de postuler 1 mois avant ces périodes.


Distribution, Vente :
Ici, l’activité est assez constante au long de l’année avec un pic d’activité qui se fait pendant les périodes de vacances. Il parait judicieux de postuler 1 mois avant chaque période de petites vacances et au Printemps en prévision des recrutement de l’Eté.
Petite remarque : les secteurs de la vente et de la distribution regroupent une population « majoritairement » féminine : ce qui signifie que si vous êtes un homme, vous avez peut-être plus de possibilités d’être embauché à compétences égales, car l’employeur peut avoir le souhait de mixité pour son équipe ou pour sa clientèle. Possibilité aussi de remplacement des congés maternités.


Formation, Enseignement :
Ces employeurs fonctionnent par année scolaire : il faut donc que nous postulions entre Juin et Août, pour une prise de poste éventuelle à la rentrée scolaire en septembre. Hors de ces périodes, il est peu fréquent qu’il y ait des offres ou des embauches.


Industrie, Transport Logistique :
L’industrie semble avoir des rythmes qui dépendent plutôt des fluctuations boursières, des relations internationales et/ou de l’économie (mondiale, nationale, régionale ou locale).
Autrement dit, nous avons peu d’éléments pour anticiper, à part faire de la veille informative sur des sites liés à la Bourse et surtout pouvoir les traduire.
De plus, ce secteur, même s’il embauche régulièrement, fonctionne surtout avec les Agences Intérimaires. Nous pouvons toutefois solliciter ces Industries ou les Agences de Travail Temporaire spécialisées dans l’Industrie, dès le milieu du Printemps en prévision d’éventuels remplacement d’Eté.


Santé médical et paramédical, Rééducation, Social et Culturel :
Dans ce secteur, le recrutement est plutôt régulier. Si nous sommes déjà titulaire d’un diplôme du secteur médical, paramédical, social ou culturel, il semble important de ne postuler ni pendant ni après les examens de fin d’étude : nous serions noyé dans un flot de candidatures. Veillons à candidater hors des périodes de concours ou d’examen (variables selon les Régions et les Organismes de formation). Et ne négligeons pas les remplacements pour les congés d’Eté, postulons plutôt au Printemps.
Petite remarque : les secteurs de la Santé médical, du paramédical, de la rééducation, du social et Culturel regroupent une population « majoritairement » féminine : ce qui signifie que si vous êtes un homme, vous avez peut-être plus de possibilités d’être embauché à compétences égales, car l’employeur peut avoir le souhait de mixité pour son équipe ou pour ses usagers. Possibilité aussi de remplacement des congés maternités.


Service public :
Le recrutement se fait majoritairement après un concours, même s’il y a parfois des vacances de postes ouverts. Une chose est sûre, ne candidatons pas avant ou pendant des périodes électorales : la préoccupation de cet employeur n’est probablement pas l’embauche à cet instant précis. Mon intuition est qu’il vaut mieux que nous candidations environ 3 mois après une période électorale s’il n’y a pas eu de changement d’étiquette politique et environ 6 mois s’il y a eu un changement.


Tertiaire, Services administratifs, Informatique :
Ici, l’activité est assez constante au long de l’année. Par contre, il y a souvent des remplacements à faire pendant les périodes de vacances et les périodes de fêtes. Il parait judicieux de postuler 1 mois avant chaque période de petites vacances et au Printemps en prévision des recrutement de l’Eté. Soyons vigilant aussi aux périodes de fêtes, il parait intéressant de postuler 1 mois avant ces périodes.
Petite remarque : les secteurs du tertiaire et des services administratifs regroupent une population « majoritairement » féminine : ce qui signifie que si vous êtes un homme, vous avez peut-être plus de possibilités d’être embauché à compétences égales, car l’employeur peut avoir le souhait de mixité pour son équipe ou pour ses clients.
Autre remarque : pour le secteur de la comptabilité, évitons de postuler au début de la période de déclaration fiscale, nous pouvons supposer que le recrutement pour accroissement d’activité et/ou l’aménagement des horaires ont déjà été faits. Donc postulons avant Janvier - Février ou après Avril - Mai.
De plus, n’oublions pas d’être vigilant sur ces entreprises où il y a une proportion de jeunes salariées : une candidature spontanée régulière (tous les 6 ou 12 mois) permettra peut-être de se faire remarquer pour un remplacement de congé maternité et plus si affinité…


Services aux entreprises :
Ici, l’activité est assez constante au long de l’année. Par contre, il y a souvent des remplacements à faire pendant les périodes de vacances et les périodes de fêtes. Il parait judicieux de postuler 1 mois avant chaque période de petites vacances et au Printemps en prévision des recrutement de l’Eté. Soyons vigilant aussi aux périodes de fêtes, il parait intéressant de postuler 1 mois avant ces périodes.


Services aux personnes :
Ici aussi, l’activité est assez constante au long de l’année. De même, il y a souvent des remplacements à faire pendant les périodes de vacances et les périodes de fêtes. Il parait judicieux de postuler 1 mois avant chaque période de petites vacances et au Printemps en prévision des recrutement de l’Eté. Soyons vigilant aussi aux périodes de fêtes, il parait intéressant de postuler 1 mois avant ces périodes.
Petite remarque : les secteurs du service aux personnes regroupent une population « majoritairement » féminine : ce qui signifie que si vous êtes un homme, vous avez peut-être plus de possibilités d’être embauché à compétences égales, car l’employeur peut avoir le souhait de mixité pour son équipe ou pour sa clientèle.


Transports, Déménagement :
A nouveau ici, l’activité est assez constante au long de l’année (je sais : je me répète). A nouveau, il y a souvent des accroissements d’activité pendant les périodes de vacances et les périodes de fêtes. Il parait judicieux de postuler 1 mois avant chaque période de petites vacances et au Printemps en prévision des recrutement de l’Eté. Soyons vigilant aussi aux périodes de fêtes, il parait intéressant de postuler 1 mois avant ces périodes.
De plus, ce secteur, même s’il embauche régulièrement, fonctionne surtout avec les Agences Intérimaires. Nous pouvons toutefois solliciter ces entreprises ou les Agences de Travail Temporaire spécialisées dans le transport, dès le milieu du Printemps en prévision d’éventuels remplacement d’Eté.
Petite remarque : concernant les entreprises de déménagement, le gros de l’activité correspond surtout aux périodes de vacances et/ou en fin de mois (pensons aux déménagements liés à des mutations ou des reprises d’activité hors du lieu d’habitation d’origine). Il paraît donc judicieux de postuler environ 1 mois avant les vacances et/ou en milieu de mois.


Travail Temporaire :
Ce secteur dépend des autres secteurs déjà cités. Donc, il paraît judicieux de relancer les agences intérimaires aux saisons d’embauche correspondantes.
De plus, ce secteur travaille « dans l’urgence » : il paraît peu intéressant de s’y déplacer tous les jours, par contre une fois en tout début de semaine (pour remplacer au pied levé des intérimaires qui ne se seraient pas déplacés en mission) et en fin de semaine (en prévision de missions pour le début de la semaine suivante), cela peut suffire.


Recherche de Formations et Stages :
Pour la recherche de période en Entreprise pour les contrats par alternance, veillons à être dans le bon timing avec l’Organisme de formation. Par exemple pour les contrats d’apprentissage, il est conseillé de postuler de Avril à Août, car même si les inscriptions se font encore jusqu’à Octobre, les employeurs disponibles vont se faire plus rares.
Sinon, pour les recherches de stages plus classiques, veillons à ne pas forcément candidater pendant les périodes d’accroissement d’activités citées ci-dessus, sous peine d’être noyés dans un flot de candidatures de demande d’emploi et d’être sélectionnés « au tarif stage » pour une activité de productivité.



Avis aux non-conseillers :
Cette méthodologie permet de se positionner principalement sur des remplacements. Mais, gardons en mémoire qu’un remplacement peut amener à d’autres remplacements et plus si affinités … Et même, un remplacement peut remplir une période d’inactivité.
Concernant les CDI, ils sont moins faciles d’anticipation, ils peuvent dépendre d’accroissement exponentiel d’activités, de démissions, de départs en retraite … le mieux étant de pratiquer la veille informative.

http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/08/la_veille_infor.html


Avis aux recruteurs :
Cette méthodologie permet d’anticiper les besoins saisonniers de l’Entreprise et de déterminer la GPEC adaptée.

http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/12/la_gpec.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/02/gestion_prvisio_1.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/02/gestion_prvisio.html


Avis aux conseillers :
Il me semble important d’anticiper les rythmes de l’Entreprise, au lieu de tenter des candidatures sans discernements et de s’agacer de ne pas obtenir de réponses.

http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/techniques_de_sioux/index.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/trucs_et_astuces/index.html




Je crois fermement qu’en matière de recherche d'emploi, nous devons être innovants.


A bon entendeur
A bientôt.
15.

05/03/2008

Passage sur "Radio France Bleu Touraine", mardi 15 Janvier 2008

Tourainecouleuravecfilet_2 Bonjour à tous, Voilà c'est fait ... je viens de faire ma première parution volontaire à la radio sur "Radio France Bleu Touraine", mardi 15 Janvier 2008, dans l’émission "Parlons-en", le thème était "le stress au travail".

Je me suis permis de couper l’émission en séquences pour 2 raisons : pour limiter le poids du fichier et pour éviter les soucis avec la SACEM …


Emission « Parlons-en : Le stress au travail, Part. 1


Emission « Parlons-en : Le stress au travail, Part. 2


Emission « Parlons-en : Le stress au travail, Part. 3


Ce fut un moment d’une grande stimulation. Merci encore à l’équipe de "Radio France Bleu Touraine" qui m’avait accueilli ce matin-là.


A bientôt.
15.

17/01/2008

Théorie de la "soumission librement consentie" et Insertion professionnelle

Oiseau_04_4 Cette technique, en psychologie sociale, consiste à demander peu à quelqu'un afin d'obtenir plus par la suite. Technique de persuasion entrant dans la catégorie des manipulations comportementales. À l'image du vendeur à domicile glissant son pied dans la porte pour forcer la discussion lorsque le client potentiel tente de refermer celle-ci, la technique ainsi nommée consiste à faire naître un comportement désiré en commençant par une ou plusieurs requêtes plus aisées à satisfaire.


- Approche en psychologie :

L'idée de départ repose sur le postulat que l'homme est rationnel et qu'il agit en fonction de ses idées.

Kurt LEWIN (1947) nous explique que lorsqu'on veut obtenir d'autrui qu'il modifie ses idées ou change ses comportements, plutôt que d'adopter une stratégie qui repose sur la persuasion, il est souvent plus efficace d'opter pour une stratégie dite "comportementale". Cette dernière consiste en l'obtention d'entrée de comportements préparatoires à ce changement. Et si l'on veut induire des changements de comportements avec quelque chance de succès, mieux vaut alors opter pour des stratégies qui reposent sur une obtention d'actes. Même s'ils paraissent dérisoires, ces derniers engagent celui qui les émet, rendant ainsi plus probable l'obtention du comportement attendu. Ces stratégies d'influence reposeront donc, dans une situation donnée, sur l'obtention de décisions susceptibles d'orienter dans le sens souhaité, les choix, les opinions ou les comportements à venir.

Encadrement et dissonance cognitive
FESTINGER (1957) a tenté de rendre compte de ce phénomène à partir de sa théorie de la dissonance cognitive.

Selon lui, "l'existence simultanée d'éléments de connaissance (cognition) qui, d'une manière ou d'une autre ne s'accordent pas (dissonance), entraîne de la part de l'individu un effort pour les faire, d'une façon ou d'une autre, mieux s'accorder (réduction de la dissonance)".

En fait, la dissonance cognitive correspond à un état de tension intérieure résultant d'une coexistence discordante entre des opinions acquises et des faits nouveaux. FESTINGER dénombre quatre types de dissonances cognitives :
- la première comme conséquence de décisions prises,
- la seconde comme introduite par un fait accompli,
- la troisième résultant d'un effort,
- et la dernière émanant d'une tentation.
Dans ce dernier cas, la théorie de la dissonance cognitive permet d'expliquer que l'individu en question aura une attitude plus indulgente qu'auparavant.


- Approche en psychosociologie :

L'expérience d'Harris, en 1972, montre ainsi que l'on a 4 fois plus de chances d'obtenir une pièce de monnaie pour prendre le bus si la demande formulée, auprès des passants d'une rue, est précédée d'une simple demande de l'heure.

Il semblerait que la personne venant de fournir l'heure puisse se sentir heureuse d'avoir été serviable. Si une nouvelle demande, raisonnable, lui est adressée, elle se trouve alors face à la croyance positive qui l'habite à cet instant et se sent contrainte d'acquiescer de nouveau, sous peine d'être indigne de la qualité dont elle se sent alors investie.
Cette technique peut donner de bons résultats dans de multiples domaines, mais nécessite une certaine habileté pour ne pas que son utilisateur soit perçu comme insistant et donc désagréable, notamment dans le domaine commercial.

Méthodologie :
- Faire une demande minime, difficilement refusable.
- Remercier et attribuer un caractère "serviable" à la personne à qui on a fait la demande (il faut que ce soit un trait de personnalité connoté positivement) : c'est l'étiquetage de la personne.
- Faire une demande plus importante (celle que l'on voulait faire en fait dés le début) en précisant que cela vous rendrait bien service.

Exemple: Dans la rue, je veux 1€20 pour prendre le bus.
Demandé directement vos chances ne sont pas lourdes.

Mais demandé de cette manière, qui en plus ne vous coûte rien, c'est tout autre chose...
- Bonjour Monsieur, Madame ...
- Pourriez-vous me donner l'heure s'il vous plaît? (Demande minime, non refusable)
- Merci, c'est gentil de votre part (connotation positive de sa personne à votre égard)
- Je peux vous redemander un service? il me manque 1€20 pour prendre le bus, accepteriez-vous de me dépanner? Cela me rendrais vraiment service (demande réelle + justification du service que cela vous rend)
- Merci beaucoup!

Le résultat est le suivant : vous multiplierez par 4 environ vos chances d'obtenir ce que vous vouliez. L'effet est plus marqué si la scène est publique (il y a alors un "affichage social"). Tout repose sur le principe de cohérence des gens : ils acceptent de vous rendre un service dans un premier temps, il est difficile de vous envoyer balader sans se justifier dans un deuxième temps. Ils sont dits : engagés. Pour éviter la dissonance cognitive.



- Approche en insertion professionnelle :

Comme vous le savez peut-être déjà, la grande majorité des postes vacants est comblée par le bouche à oreilles. Voir : http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/07/techniques_de_s_3.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/07/techniques_de_s_1.html

En fait, en fonction des statistiques, les offres cachées représentent entre 50 et 70 % des postes à pourvoir. Le reste apparaît à l’ANPE, dans les agences intérim ou dans les petites annonces … autant dire que, lorsque les offres sont "médiatisées", les possibilités de décrocher un entretien s’amoindrissent considérablement.

Fort de cette observation, j’ai expérimenté un autre procédé, que j’ai appelé « la méthode Contact Direct Insérant » (ou méthode CDI !!! )

La méthodologie est simple :
1- J’ai donc expliqué les enjeux de la GPEC, les méthodes de recrutement et l’importance de la fiche de poste. En fait, le but était de faire comprendre aux demandeurs d’emploi comment un recrutement se met en œuvre. Une entreprise, qui cherche un collaborateur potentiel, agit souvent avec une certaine logique : Anticiper les besoins, définir les postes et les profils, rechercher les candidats en interne et en externe, organiser et préparer les entretiens, savoir se décider et enfin accueillir et intégrer.

http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/12/la_gpec.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/02/gestion_prvisio.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/02/gestion_prvisio_1.html

Pour le candidat potentiel, il est question d’amener le recruteur à dévoiler sa fiche de poste, les compétences attendues, les missions à confier … plutôt que d’attendre une pluie de questions, en espérant avoir bien répondu …

2- Nous avons élaboré un questionnaire-type : renseignements concernant l’entreprise (adresse, nom du responsable, effectif total, effectif par sexe, âge moyen …), renseignements sur les besoins en terme de compétences, renseignements sur les possibilités de stages ou de contrats …

La demande minime étant : "Pouvez-vous m'aidez à remplir ce questionnaire ?" et la plus "coûteuse" : "Puis-je être reçu en entretien ?", en fin de questionnaire.

3- Etablir une liste d’employeurs à partir des pages jaunes ou d’un annuaire professionnel :

http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2006/11/techniques_de_s.html
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/04/technique_de_si.html

Puis partir à la rencontre de ces entreprises …


Bilan de cette action :
La première expérimentation a eu lieu début février 2007, sur 10 personnes (recherchant en vente, aide à la personne, entretien, restauration) :
- 5 ont obtenu un CDD de plus de 3 mois,
- 2 ont eu une promesse d’embauche pour des remplacements cet été (qui ont été honorées)
- 3 sont revenus bredouilles …

Effectivement, le bilan est en demi teinte … ceci dit, je pense que l’approche mérite d’être affinée. Même s’il n’y a pas eu de CDI proposés, l’avantage, c’est que le candidat passe par l’intermédiaire d’un questionnaire pour proposer ses compétences sans avoir à traverser le parcours habituel : offre + CV + lettre de motivation …

A suivre donc ... je comptais attendre la fin de la période fiscale pour retenter l'expérience.



Avis à tous :

Le concept de soumission librement consentie reflète une certaine réalité. Les techniques de "pied dans la porte", "d'amorçage" et bien d'autres sont assez courantes dans la vie sociale et peuvent constituer des atouts précieux. Et il est nécessaire ici de rappeler qu'elles ne peuvent s'utiliser que dans un contexte de liberté puisque l'homme engagé est un homme libre ou qui se sent libre.


Mon propos n’est pas de justifier telle ou telle pratique. Il est simplement de considérer et comprendre les paramètres psychosociologiques en action, pour pouvoir les contourner.
Il me semble important de bien connaître les règles du jeu avant de se lancer dans la partie.
Nous pouvons changer certains aspects de l’image que l’on donne, mais nous ne devons pas tout abandonner au détriment de nous-même.
Apprenons à nous connaître et à connaître le monde qui nous entoure …
Gardons en mémoire que, même si notre libre-arbitre est socialement limité, il existe néanmoins …


A bon entendeur

A bientôt.
15.

20/12/2007

Passage à la télévision locale : Acte II

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Après une première télé en direct l’année dernière, sur "La Gestion du stress", cette fois-ci, il s’agit d’une émission sur l’emploi dans l’agglomération tourangelle.

 

Vous trouverez la vidéo sur le site de TV-Tours, dans la rubrique « les Emissions » sur « Emploi l’hebdo » du 15/12/2007 :

http://www.tv-tours.fr/emissions.php?e=emploih

A bientôt.

15.

12/12/2007

Satisfaction au travail et Insertion professionnelle

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Concept de satisfaction au travail :

Ripon (1983) définit la satisfaction comme : « L’état émotionnel qui résulte de la correspondance entre ce que la personne attend de son travail et ce qu’elle perçoit en retirer. L’insatisfaction et la satisfaction sont les résultats possibles de la rencontre entre l’homme et ses comportements d’une part, et, d’autre part, les situations professionnelles et ce qu’elles procurent. La satisfaction est un produit de l’expérience concrète de la relation psychique entre l’individu et une situation de travail ».
La satisfaction survient donc lorsque les individus réalisent leurs attentes, que celles-ci soient conscientes ou inconscientes. Si une personne est satisfaite par ce qu’elle obtient de son travail, il y a des chances qu’elle continue à faire ce qu’il faut pour obtenir les satisfactions qu’elle recherche.
Les recherches sur la satisfaction au travail ont conclu qu’en connaissant mieux les sources de satisfaction d’un individu au travail, on comprendrait mieux ce qui le motive à travailler. Les recherches qui ont tenté de lier le concept de motivation à celui de satisfaction ont pu dégager différents facteurs intervenant dans la satisfaction au travail et qui sont :
- Les relations avec les collègues.
- Les relations avec les supérieurs hiérarchiques.
- La rémunération.
- La variété, la caractéristique des tâches.

Louche (2001) regroupe en trois facteurs les différentes sources de satisfaction :
- L’environnement social et technique (relation avec les collègues, avec la hiérarchie, les conditions de travail, la sécurité de l’emploi…)
- Les composantes internes du travail et la réalisation de soi (accomplissement, caractère stimulant du travail…).
- La reconnaissance par l’avancement (responsabilité, possibilités de promotion…).

La théorie des besoins de Maslow définit un ensemble de besoins que l’individu cherche à satisfaire. Si l’organisation offre un emploi susceptible de répondre aux besoins de l’individu, les conditions sont alors réunies pour que ce dernier éprouve de la satisfaction vis-à-vis de son travail.

Herzberg a distingué deux types d’éléments qui influent sur la satisfaction au travail :
- Les facteurs moteurs qui procurent une satisfaction.
- Les facteurs d’hygiène dont l’absence procure de l’insatisfaction mais qui lorsqu’ils sont présents, sont considérés comme normaux et ne produisent aucune satisfaction particulière.

Gruère, (1991) décrit les conséquences et les effets de la satisfaction au travail.
- Plus la satisfaction est élevée plus l’absentéisme est faible.
- Plus la satisfaction est importante, plus le turn-over est faible.
- Plus la satisfaction au travail est importante plus le climat social au sein de l’équipe de travail sera bon.

Vroom, (1964) et Locke, (1976) notent qu’il n’existe pas ou peu de corrélation entre la satisfaction au travail et la productivité.


Rappels
:
http://insertionvincent.blogemploi.com/mon_weblog/2007/12/thories-de-la-m.html


Avis à tous
:

Ce qu’il est important de retenir c’est que chaque individu, en fonction de son histoire, de son éducation, de sa culture, de son environnement, du contexte, de la tâche confiée … peut ne pas être motivé de la même manière.

Il est important de comprendre ce qui motive un individu. Sachant que ce qui motive l’Un peut ne pas motiver l’Autre. Et ce qui motive l’Un ici ou aujourd’hui peut ne pas le motiver ailleurs ou demain.

Ces théories peuvent concerner l’Homme au travail autant que l’Homme à la recherche d’un travail. Autant il est important de savoir ce qui satisfait un Homme au travail pour le garder, autant il est important de savoir ce qui satisfait un Homme la recherche d’un travail pour pouvoir l'orienter.

Mon propos n’est pas de justifier telle ou telle pratique. Il est simplement de considérer et comprendre les paramètres psychosociologiques en action, pour pouvoir les contourner.
Il me semble important de bien connaître les règles du jeu avant de se lancer dans la partie.
Nous pouvons changer certains aspects de l’image que l’on donne, mais nous ne devons pas tout abandonner au détriment de nous-même.
Apprenons à nous connaître et à connaître le monde qui nous entoure …
Gardons en mémoire que, même si notre libre-arbitre est socialement limité, il existe néanmoins …


A bon entendeur

A bientôt.
15.

05/12/2007

Théories de la motivation et Insertion professionnelle

Image_9- Approche en psychosociologie :
D’après Estelle Morin dans " Psychologies au travail ".


Théorie des besoins : Maslow, 1954
La motivation résulterait de la présence de dispositions stables chez la personne. En général, ce type de théories considère qu'une tension psychique interne est à l'origine du déclenchement du comportement. Le besoin produit un état de déséquilibre, et le comportement vise à rétablir l'équilibre.

Théorie de l'attribution : Heider, 1960
La motivation résulterait de la compréhension naïve que l'individu se fait de la réalité qui l'entoure, des raisons qui expliquent, à son avis, les événements qui surviennent ou les comportements (instrumentalité) qu'il considère comme désirables (valence).

Théorie de l'équité : Adams, 1963, 1965
Théorie de l'échange qui considère que la motivation résulterait d'une recherche d'équité entre la contribution de l'individu et ce qu'il en retire, compte tenu de ce qu'il perçoit être la ration contribution - rétribution de son groupe de référence. La perception d'iniquité serait à la source d'attitudes aversives et de comportements d'ajustement adoptés au travail.

Théorie des attentes : Vroom, 1964
La motivation résulterait de la perception qu'a un individu que ses efforts vont entraîner un résultat, que ce résultat va se traduire par des conséquences (instrumentalité) qu'il considère comme désirables (valence).

Théorie de l'aménagement du travail : Herzberg, 1966
La motivation est liée à la présence de certaines caractéristiques particulières dans le travail. Ces caractéristiques contribuent à l'émergence de certains états psychologiques chez l'individu, états qui ont pour conséquence d'influer sur la motivation et le rendement.

Théorie de l'activation : Scott, 1966
La motivation est liée à la stimulation de l'attention. Cette dernière est optimale lorsque la tâche est moyennement difficile, c'est-à-dire lorsque le rapport entre la probabilité de succès (PS) et la valeur du succès escompté (1-PS) est le plus élevé.

Théorie des objectifs : Locke, 1968
Le comportement est intentionnel. La stimulation à agir dans un sens donné résulterait d'abord de l'existence d'un objectif à poursuivre. La motivation et surtout la performance vont être influencées par la nature des objectifs (clarté, niveau de difficulté, spécificité), la valeur du but pour la personne (niveau d'attraction, niveau d'engagement), la façon suivant laquelle elles sont déterminées (assignation, participation) et l'effet de la progression vers l'atteinte de l'objectif (feed-back).

Théorie behavioriste : Skinner, 1974
Le comportement est le résultat de sa conséquence. La motivation est un apprentissage associatif résultant de l'apparition d'une conséquence positive à la suite d'un comportement donné. L'absence de renforcement ou un renforcement négatif (punition) devrait conduire à la cessation ou à l'évitement du comportement.

Théorie de l'apprentissage social : Bandura, 1977
La motivation s'expliquerait par des schémas, c'est-à-dire les représentations cognitives développées par la personne pour comprendre son environnement et guider son action. Certains courants théoriques se préoccupent, entre autres, de la façon suivant laquelle l'individu décode et traite les indices sociaux et cognitifs qu'il reçoit pour interpréter la réalité.

Théorie de la perception de soi : Bandura, 1977
La motivation résulterait de la confiance qu'a un individu concernant sa capacité d'accomplir ce qu'on attend de lui. Diverses variables comme le sentiment d'efficacité personnelle, l'estime de soi ou le type de contrôle personnel ont des répercussions sur l'image de soi que se fait la personne.

Théorie de la motivation sociale : Ferris, 1978
La motivation est influencée en bonne partie par le groupe de référence. Comme la dynamique des groupes entraîne l'émergence de normes sociales et d'une cohésion de groupe, les pressions vers la conformité ou l'imitation sociale auront un effet important sur la structure du comportement individuel.

Théorie des contraintes situationnelles : Peters, 1980
La motivation est influencée par des contraintes situationnelles, c'est-à-dire par des conditions qui facilitent ou restreignent l'habileté individuelle ou la possibilité d'atteindre un résultat.

Théorie du contrôle : Carver & Scheier, 1981
La motivation est un processus d'autorégulation à caractère cybernétique suivant lequel l'individu compare constamment les objectifs poursuivis aux résultats obtenus, et ainsi ajuste en conséquence tant sa perception que son action afin de réduire les