Quels seront les métiers de demain ?
Avec les départs à la retraite et les transformations inhérentes à certains métiers, les besoins en main-d'oeuvre vont s'accroître de façon très importante. Mais pas partout.
15 métiers concentrent à eux seuls 50 % des postes à pourvoir d'ici huit ans. En tête : les assistantes maternelles et aides à domicile (411 000), les agents de service et d'entretien (364 000), les enseignants (360 000), les cadres administratifs et dirigeants (304 000), les aides soignants (250 000), les conducteurs de véhicules : routiers, livreurs… (239 000). Suivis par les employés administratifs de la fonction publique, les ouvriers qualifiés des industries de process, les informaticiens, les infirmiers et sage femmes, les cadres commerciaux, les ouvriers qualifiés de la manutention, les employés de maison, les représentants.
En résumé, les métiers les plus porteurs se concentrent dans le tertiaire, dans les services d'aides à la personne avec des emplois peu qualifiés, dans l'enseignement, l'informatique, le bâtiment et une partie de l'industrie.
Les flops. Les métiers en déclin sont les ouvriers qualifiés du textile et du cuir, les secrétaires de direction, les techniciens et cadres agricoles, les marins pêcheurs, les ouvriers non qualifiés de l'électricité et de l'électronique. Mais comme le rappellent Benoît Bouyx, directeur général adjoint de l'Onisep, et Frédéric Frémeaux, directeur de la rédaction du magazine Alternatives Economiques, tous deux co-auteurs du guide "Les métiers de demain", "ce n'est pas parce que les postes à pourvoir dans tel ou tel métier sont peu nombreux qu'il faut abandonner tout espoir d'y accéder."
Peu de métiers nouveaux. Les métiers qui tendraient à recruter le plus sont finalement déjà connus aujourd'hui. "Les métiers changent moins que l'on ne le dit et pense, précise Benoît Bouyx. En fait, ils se recomposent, ils évoluent de l'intérieur. Ils sont impactés par les nouvelles technologies, par l'évolution de l'organisation du travail des entreprises, etc." Pas de nouveaux métiers en perspective ? "Ils sont plutôt rares et positionnés sur des niches. Ce sont des métiers qui nécessitent une double compétence. Par exemple, la biologie et l'informatique donnent naissance à des bio-informaticiens."
Toujours plus qualifiés. Il est à noter que les métiers les plus porteurs auront tendance à faire appel à des qualifications de plus en plus élevées. "Certaines professions que l'on pensait accessibles jusque-là avec un niveau bac sont désormais de plus en plus occupés par des bac + 2, par exemple dans la réparation automobile ou les métiers d'employés administratifs" souligne l'économiste Christine Afriat. Il en est de même dans le secteur commercial qui n'hésitait pas autrefois à recruter des autodidactes mais qui aujourd'hui préfère - au minimum - les bac + 2.
Publié le 09/01/2007
Info disponible sur : http://emploi.france5.fr/tendances/secteur-porteur/27167149-fr.php
A bientôt.
15.
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